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Il y a les « noms d’oiseaux »…

Pas toujours employés pour ne  témoigner que des bons sentiments… Il y a aussi les « noms de fleurs », de « fruits » et d’autres encore. Les fleurs, toutes les fleurs, comme les roses ont des épines… Certaines les cachent mieux que d’autres. Les fleurs offres donc leur nom-alibi à quelques « révolutions »… Pareilles aux plantes carnivores qui ne manquent pas d’atours pour attirer leurs proies ! Qui se souvient de la « révolution des Tulipes » à la suite du coup d’Etat du 24 mars 2005 au Kirghistan ? Notre ami René Cagnat nous aide…

Portemont, le 24 avril 2010

Au tout début de cette « révolution » qui permis de congédier le président Askar Ahaëv et son gouvernement, il fut question de « révolution rose », de « révolution des Citrons » ou de « révolution des Jonquilles ». La mode des roses avait été donnée en Géorgie en 2003 et il y eut une « révolution orange » en Ukraine…

Des tulipes furent donc « offertes » à la Kyrghizie…

Mai 2005 ? Tous les espoirs…

Kirghizie - enfin une évolution positive !

Enfin, ce 13 mai s’est produite à Bichkek une évolution positive digne de la « révolution des tulipes » : une révolte de pauvres gens de la région de Djallalabad qui, par la suite, fut détournée et affadie aussi bien à Och qu’à Bichkek.
   Contrairement à ce que l’on pressentait, les deux grands leaders de l’opposition Kourmanbek BAKIEV et Félix KOULOV viennent de s’entendre pour faire front commun en prévision des élections présidentielles du 10 juillet : Bakiev sera candidat à la présidence et Koulov, qui ne se présentera pas, sera le Premier ministre de Bakiev après avoir soutenu la candidature de son ami.
Cet attelage Bakiev-Koulov est le meilleur « ticket » pour l’avenir de la Kirghizie. Le calme Bakiev sera excellent pour mener la politique internationale et contrôler les velléités du Sud dont il est originaire. Le bouillant Koulov sera excellent pour tenir d’une poigne de fer la situation intérieure, lutter contre la corruption et les trafics (il s’y connaît !) et faire adhérer le Nord à la politique du sudiste Bakiev.
   Il reste à souhaiter que ces deux hommes d’Etat très prometteurs, dont la victoire est certaine, peut-être même dès le premier tour, continueront à s’entendre pour le plus grand bien de la Kirghizie : leurs caractères sont complémentaires et leurs familles sont liées.
   En attendant, les touristes peuvent revenir en Kirghizie cet été : le calme règnera. L’argent qu’ils apporteront (43 millions de dollars en 2003, 72 millions en 2004) sera fondamental pour la survie (je dis bien la survie) des pauvres bougres qui louent leur yourte, leurs chevaux, vendent leur koumiss pour récupérer un peu de quoi supporter l’hiver... J’ose espérer qu’en s’entendant Bakiev et Koulov ont aussi pensé au triste sort de leurs concitoyens.

Ce 14/5/05 René Cagnat


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Le Ferghana file du mauvais coton

Le triangle équilatéral OCH-ANDIJAN-DJALLALABAD, de 50 km de côté seulement, devient-il, à la frontière ouzbéko-kirghize et à l’extrémité orientale du Ferghana un triangle infernal ? Début mars Djallalabad a explosé, donnant en Kirghizie le signal de la révolution des tulipes. A la mi-mars ce fut le tour d’Och de passer à la révolution. Le 13 mai, enfin, la grande ville ouzbèke d’Andijan (300 000h.) s’est soulevée à l’appel d’une obscure secte musulmane « l’Akromie », partisane d’un musulman dévot Akramdjon Youldachev emprisonné depuis sept ans déjà dans les geôles du Président Karimov.

Cette secte-confrérie, animée de bonnes intentions, notamment celle de donner du travail aux chômeurs, n’aurait guère inquiété chez nous. Il ne pouvait en aller de même en Ouzbékistan où le Système dictatorial d’Islam Karimov se sent menacé –à juste titre – par tout mouvement social qu’il ne contrôle pas.

Islam Karimov

Aussi, depuis février, un jugement était-il mené, sans justice et sans ménagement –selon la tradition locale- contre 23 malheureux accusés d’être « akromistes ». Cela intervenait dans une situation déjà explosive à laquelle les événements d’Och et de Djallalabad n’étaient pas étrangers. Cette conjonction de la misère et d’une persécution religieuse a servi d’étincelle à une explosion d’autant plus impressionnante qu’elle s’est produite dans un Ferghana ouzbek plutôt calme : ce calme qui précède les tempêtes...
  De 20 à 30 « Akromistes » présumés mais armés se sont donc emparés de la prison, libérant au moins deux mille prisonniers, notamment politiques, et déclenchant un jour de révolte vite réprimée. Karimov n’avait pas le choix : il fallait écraser dans l’oeuf le soulèvement sous peine de le voir s’étendre à tout l’Ouzbékistan où la population, misérable et exploitée, est « à cran ». Ce qui fut fait.

L’ordre règne donc. Mais pour combien de temps ? On peut se poser la question tant le Système karimovien (conjonction d’un appareil administratif écrasant et de forces de coercition impitoyables) paraît incapable de se réformer et d’aller au peuple. A quand la prochaine révolte et la prochaine répression ? Le phénomène est d’autant plus inquiétant que, dans la région du Ferghana ouzbek et kirghize, des maffias sévissent qui ont intérêt pour leurs trafics, notamment celui de la drogue, à répandre l’insécurité, à créer une « zone grise ». Qui a armé les « Akromistes » ? Qui a répandu aussi vite l’anarchie à toute une grande ville ? Qui a su si bien mobiliser instantanément le pauvre peuple d’Andijan ? Beaucoup de questions aux réponses incertaines qui pèsent sur l’avenir. Décidément le Ferghana, qu’il soit ouzbek ou kirghize, file du mauvais coton !

René Cagnat, 14/5/05

Articles également archivés sur le site :

http://kirghizistan.free.fr/PagesActus/Cagnat.html

En 2005… En Kirghizie…

Kourmanbek Bakiev ne pouvait pas rêver plus belle élection. Le scrutin s’est passé dans le calme et apparemment sans fraudes. C’est presque une première au Kirghizstan et en Asie centrale post-soviétique où la dictature est la règle. De quoi savourer les 89% des voix que les trois-quarts des Kirghizstanais, selon des résultats quasi définitifs, lui ont accordés ce dimanche, lors d’une présidentielle anticipée après la révolution de mars dernier, par laquelle Askar Akaev, qui dirigeait le pays depuis 1990, a été chassé du pouvoir.
Mais le second Président de l’ancienne république soviétique, peuplée de 5 millions d’habitants, ne verse pas dans le triomphalisme. Il ne se montre pas et fait savoir, par son directeur de Q.G. de campagne, qu’il a accueilli la nouvelle en prenant toute la mesure «des responsabilités qui l’attendent».

La suite…

http://www.rfi.fr/actufr/articles/067/article_37409.asp

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