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Simple ravalement de façade ?

Avec une nouvelle « peinture »… Seul le temps nous donnera les réponses…
En peu d’années, le « déficit d’image » des Etats-Unis d’Amérique a atteint de tels sommets que la situation ne pouvait plus perdurer… Nombreux sont les « acteurs » véritables de la politique américaine qui appelaient un changement.
Dans une suite de réflexions, « Les revanches », notre Maître d’Ecole, le général Pierre Marie Gallois, nous rappelle quelques « racines » de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique…

Un temps court à l’échelle du temps.  Donner des réponses relève de la  « divination »…

Que sera l’ « Obamérique » ? Et pour combien de temps ?

Un pan de l’histoire d’un pays en grand désarroi…

Merci encore mon Général.

Portemont, le 6 janvier 2009

LES REVANCHES

2. L’OBAMERIQUE 

Aux Etats-Unis, le « changement » a été accueilli avec d’autant plus d’enthousiasme que l’élu, le 44ème Président, est pour la première fois un homme de couleur. Il a bénéficié d’une campagne publicitaire de grande ampleur, et il a attiré les foules et… l’argent.

Brillant orateur et servi par son physique, il incarne aisément deux « changements » : la politique générale d’une part, et un métis au sommet, d’autre part.

George W. Bush a réuni les conditions de ce « changement » par l’accumulation des échecs aussi bien en politique extérieure (Afghanistan, Corée du Nord, Iran, Moyen-Orient) qu’en politique intérieure (crise économique au retentissement international).

Avril 2007 : neuf conséquences directes de cette crise vont converger, à savoir :

1. accélération du rythme et de l'importance des faillites de sociétés financières aux Etats-Unis : de une par semaine aujourd'hui à une par jour en Avril
2. hausse spectaculaire des saisies immobilières américaines : 5 millions d'Américains jetés à la rue
3. effondrement accéléré des prix de l'immobilier US : - 25%
4. entrée en récession de l'économie US en Avril 2007
5. baisse précipitée des taux de la Réserve fédérale US
6. montée en puissance du conflit commercial Chine-USA
7. vente chinoise de Dollar US / retournement du « Yen carry-trade »
8. chute brutale du Dollar US par rapport à l'Euro, au Yuan et au Yen
9. chute de la Livre Sterling.

http://www.alterinfo.net/LEAP-2020-Crise-systemique-globale-Avril-2007-Point-d-inflexion-de-la-phase-d-impact-Entree-en-recession-de-l-economie_a6602.html

Son équipe n’a retenu de la mondialisation des échanges que ses avantages immédiats sans tenir compte qu’en retour il faudrait s’accommoder de la production, en masse et à bon compte, des « milliardaires en vies humaines » dont Washington voulait s’ouvrir les marchés tout en se gardant d’être, en échange, leur marché.

Une « vieille histoire…

Pour les Etats-Unis, et plus généralement les Occidentaux vivant dans leur sillage, le mal est fait. Clinton puis Bush à la Maison-Blanche, le démocrate comme le républicain, ont accompagné la montée en puissance de la zone Asie-Pacifique du déclin de la zone Atlantique qu’ils dominaient politiquement et économiquement.

En une vingtaine d’années, les Etats-Unis ont perdu une large part de leur crédit moral. En quête d’énergies fossiles, ils ont conduit des guerres qui ont mobilisé contre eux une importante fraction de la population mondiale.

Les experts admettent que leur pays ne sera plus, d’ici peu, l’unique superpuissance, la Chine pour sa puissance de travail, la devançant. Si la campagne d’Obama a suscité un tel enthousiasme et nourri de grands espoirs c’est que les Etats-Unis sont en complet désarroi. Ils sont considérablement affaiblis par la malencontreuse gestion de leurs affaires par des politiciens professionnels alors qu’Obama, talentueux orateur et personnalité séduisante est encore quasi inconnu, si bien qu’il est aisé de lui attribuer toutes les qualités requises pour être chef d’Etat. Avant tout « changer »… y compris la couleur de peau. Et voici bronzée la Maison-Blanche…

Traumatisée par les épreuves, la population des Etats-Unis a effectivement « changé ». 52 % au moins. Au cours d’un stage au Pentagone, en 1954, le rédacteur de ces lignes s’en alla déjeuner avec un officier américain, camarade de travail. Entrant dans un restaurant de Washington, mon ami m’arrêta brusquement : « Sortons, me dit-il il y a une table avec deux Noirs… »

Certes, la fin de ce désastreux préjugé était proche. Au début des années 60, l’équipe Kennedy étant au pouvoir, Washington s’efforcera d’y mettre un terme.

J.F. Kennedy : Rencontre avec des « leaders » des droits civiques

Mais au milieu du siècle dernier on en était encore aux relents d’une pratique en quelque sorte consubstantielle à la création et à la formation des Etats-Unis au XVIIIème siècle.

Des esclaves dans une plantation de coton aux Etats-Unis en 1864. Document Hulton Archive.

La constitution n’interdisait pas l’esclavage, l’économie des Etats du sud, fondée sur la culture du coton, du riz, du tabac exigeait une abondante main-d’œuvre faiblement rétribuée alors que les Etats du nord, rapidement industrialisés, avaient besoin de spécialistes, formant bientôt un prolétariat ouvrier, revendiquant les bénéfices des droits de l’homme.

Bien avant les révolutions de 1848, à Philadelphie, avait été créé un parti ouvrier (1833). Afin d’éviter la sécession le gouvernement de Washington s’en remit à un compromis. Au nord du parallèle 36°30 l’esclavage serait interdit et autorisé au sud. Mais l’élargissement de l’Union fédérale et l’inclusion de nouveaux Etats allait détruire un si fragile équilibre et, trente ans plus tard ce sera la guerre de Sécession. Entre temps la production augmentant au sud, davantage de bras étaient nécessaires et les Etats du sud entreprirent « l’élevage des Noirs » réussissant à « produire » 20.000 esclaves par an qui s’ajoutèrent aux 10.000 « importés » chaque année d’Afrique.

La guerre était inévitable, les 20 millions du nord industrialisé se dressant contre les 10 millions du sud esclavagiste. Elle coûtera plus de 600.000 tués aux deux belligérants mais le nord l’emportant (1863) a fait le lit du libéralisme, les Etats-Unis en devenant les champions.

Il demeure cependant qu’à la traite des Noirs, avait été ajouté leur « élevage » et que cette assimilation de l’être humain au règne animal, et les diverses formes de la suprématie du Blanc sur le Noir ont caractérisé la société américaine durant plus d’un siècle. Aujourd’hui, la récente élection présidentielle explicable aussi par les échecs des présidences Bush et Clinton, est peut-être, aussi, une confuse manifestation de repentance.

Et bien qu’Obama ne soit que « métis » ses attaches familiales sont assez africaines pour que la population noire des Etats-Unis attende de lui une réhabilitation  totale et peut-être, aussi des « réparations ». C’est que les sévices s’étendent sur plus de deux siècles et que l’une des origines de la revanche a été, en 1852, la publication de « La case de l’oncle Tom » de Mme Beecher-Stowe bien que la cause esclavagiste l’ait encore emporté sous la présidence Buchanan (1860) et qu’une guerre civile ait été nécessaire pour en venir à la libération des esclaves.

Sur tous les continents – à commencer par l’Afrique – les populations noires se sont appropriées le futur président des Etats-Unis bien qu’il soit seulement « coloré ». L’évènement dépasse les frontières poreuses du monde actuel et a un retentissement international. D’ascendance africaine, cette terre source séculaire des flots d’esclaves, Obama va être le président de la superpuissance américaine. Quel surprenant triomphe après tant de sordides épreuves !

Faible est le terme « changement » thème principal de la campagne électorale.

L’électorat étatsunien dans son ensemble spécule aussi sur la démonstration de la compétence gouvernementale. Aussi Obama a-t-il été contraint d’altérer son « changement » et de rechercher l’efficacité en formant son équipe avec des personnalités déjà rompues aux affaires, le « changement » résidant presque dans sa seule personne.

C’est dire les difficultés de sa présidence à l’intérieur et à l’extérieur, les répercussions de son accession au pouvoir d’un très grand pays aujourd’hui en désarroi.

Général Pierre Marie Gallois


L'OCDE a publié une étude sur les exportations mondiales de produits high-tech en 2004. Pour la première fois, la Chine prend la tête devant les Etats-Unis.

C'est une première puisque ce sont habituellement les Etats-Unis qui dominent les exportations de biens des technologies de l'information et des communications. En 2004, la Chine est désormais largement devant l'Union Européenne, les Etats-Unis et le Japon avec 180 milliards de dollars de biens exportés.
La Chine a connu une hausse de 46% tandis que les Etats-Unis sont à 9% d'augmentation. Ces chiffres concernent les ordinateurs, les téléphones mobiles, les appareils photo numériques ou encore les composants électroniques.

De même du côté de la balance commerciale. La Chine et le Japon sont bénéficiaires respectivement de 31 et de 51 milliards de dollars. A l'inverse des pays asiatiques, les Etats-Unis et l'UE sont déficitaires avec 86 et 87 milliards, ce qui signifie que les exportations de ces pays sont inférieures aux importations.
L'étude de l'OCDE précise:
" Pour fabriquer des ordinateurs portables ainsi que des téléphones mobiles perfectionnés, la Chine était auparavant tributaire de composants électroniques, comme les puces, importés de l'Union européenne et des Etats-Unis. Elle tend maintenant à se procurer ces composants dans d'autres pays asiatiques. "
Cette croissance spectaculaire s'explique par les ventes d'ordinateurs et matériels connexes qui représentent plus de 59 milliards de dollars.


L'exportation et l'importation chinoise  pendant la période 2001-2005

L'exportation chinoise a augmenté de façon remarquable pendant la période 2001-2005 pour atteindre 762000 million USD à la fin de l'année 2005 soit une augmentation de 186,36% par rapport à l'année 2001, l'année de l'adhésion de la Chine à l'OMC. En matière d'exportation de biens, La Chine a dépassé le Japon en 2004 pour devenir 3ème exportateur de biens, derrière les Etats-Unis et l'Allemagne. D'un montant de 593 Milliards USD, ses exportations ont représenté 6,5% du total mondial. Dans les seuls biens manufacturés, sa part du marché mondial est supérieure à 12%. En matière d'exportation de services, La Chine continentale a exporté pour 62 Milliards USD en 2004, soit 2,9% du total mondial. Elle occupe ainsi le 9ème rang mondial, juste devant Hong Kong (54 Milliards USD). En combinant ces deux zones douanières, on obtiendrait un ensemble classé au 4ème rang mondial, devant la France et le Japon (une telle estimation est toutefois abusive puisqu'elle est par exemple gonflée par les flux croisés de tourisme ou de négoce, entre le continent et Hong Kong).

En ce qui concerne l'importation, il a augmenté au fur et à mesure avec l'augmentation de l'exportation mais tout en gardant une balance commerciale positive. Cette augmentation est due à l'accroissement de la demande de l'économie chinoise que se soit en matières premières ou en énergie13(*). En matière d'importation de biens, après avoir enregistré une croissance des importations de 40% en 2003, la Chine est passée du 6ème au 3ème rang des importateurs de biens. Elle a conservé ce rang en 2004 grâce à une croissance de 36% des importations. D'un montant de 561 Milliards USD, celles-ci ont représenté 5,9% du total mondial. En matière d'importation de services, La Chine a importé pour 71,6 Milliards USD en 2004. Avec 3,4% des achats mondiaux, elle occupe ainsi le 8ème rang des importateurs (comme en 2003), tout juste derrière les Pays-Bas. En ajoutant Hong Kong, on dépasserait, sous les mêmes réserves que précédemment, la France au 5ème rang mondial.

Après 15 ans de négociations la Chine a accédé à l'OMC. Cette adhésion a été profitable pour l'Empire de Milieu en tant que pays le plus favorisé. Elle est devenue l'atelier de monde avec sa capacité d'attractivité de l'IDE et sa compétitivité en matière de bas prix de sa main d'oeuvre d'où la théorie de la "menace chinoise". Alors quel sera l'impact sur l'économie mondiale?


Abolition de l'esclavage aux États-Unis    

Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis prend effet le 18 décembre 1865. «Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction», énonce-t-il.
La Guerre de Sécession (ou Civil War) est à peine terminée que le Congrès tranche sur ce qui en fut la cause directe : l'esclavage dans les plantations de coton du Sud, la mésentente entre les planteurs distingués du Sud et les industriels frustes du Nord ayant fait le reste.
Le 1er janvier 1863, en pleine guerre, le président Abraham Lincoln avait déjà proclamé l'émancipation des esclaves dans les États insurgés. Mais il n'avait pu introduire l'abolition de l'esclavage dans la Constitution faute d'une majorité suffisante au Congrès.

Victoire posthume de Lincoln
Le président est assassiné en avril 1865, quelques jours après la fin de la guerre. Peu après sa mort, sous le feu de l'émotion, son parti, le parti républicain, arrive enfin à réunir les deux tiers des représentants autour du 13e amendement. Quelques mois plus tard, un 14e amendement assure aux Noirs le droit de vote et l'égalité avec les Blancs devant la loi.
Mais ces principes vont longtemps rester lettre morte. Le Sud est mis à sac par des profiteurs venus du Nord avec une valise pour tout bagage, les «carpet-baggers». Ils exploitent la naïveté des anciens esclaves et font élire des hommes de paille noirs à leur dévotion…


Newport- Ancien Marché aux esclaves – (Construction de 1762)

Lire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Esclavage_aux_%C3%89tats-Unis

Un autre son de « cloche » :

L’esclavage aux Etats-Unis : Une formidable imposture
Article de René BLANC

paru dans “Écrits de Paris” n° 651 de février 2003

L’HISTOIRE  américaine a imposé, dans une discrétion qui n’honore pas les historiens modernes, une surprenante ligne de partage entre “indentured” et “chattel servants”. Des premiers l’encyclopédie Random dit “qu’ils vinrent en Amérique et furent placés sous contrat de travail les liant à une autre personne. En général pour sept ans, spécialement du 17e au 19e siècle”. Des seconds, il est admis par le dictionnaire Harrap’s que, faisant partie des “meubles”, ils étaient bien, et de façon définitive, des “esclaves” au sens où on l’entend habituellement et qu’ils le demeureraient pour le restant de leurs jours, in durante vitae…

Lire la suite : http://be.altermedia.info/gnral/lesclavage-aux-etats-unis-une-formidable-imposture_476.html

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