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Ce ne sera pas avec les dents…

Bien que nous l’ayons chanté…
C’est au clair de Lune que de tendres serments se sont échangés. Parfois les hommes l’ont contemplé, « pleine », non sans effroi.
Elle a perdu bien de ses secrets. Une nouvelle course s’engage. Et le général Pierre Marie Gallois de tout nous dire…

Le général Pierre Marie Gallois

Ne pas rêver. Etre dans la Lune n’est plus affaire de poètes. Les enjeux sont de taille. Sur terre cap au pôle Nord… Sur la Lune ? Cap au pôle Sud…
Merci, mon général, de nous remettre les pieds sur terre !

Portemont, le 31 octobre 2007

Qui « décrochera » la Lune ?

L’Agence spatiale des Etats-Unis, la NASA, vient d’annoncer le début de la réalisation d’un ambitieux projet : installer une base internationale sur l’un des pôles de la Lune, en 2024, quatre ans après le retour des astronautes sur la « blanche Séléné », en 2020.

Dernier vol « Apollo » en 1973

A la différence des explorations américaines des années 60 (vols Apollo) la coopération internationale  est recherchée. Au lieu d’ « aluner » au centre de la Lune, c’est au pôle sud, éclairé en quasi-permanence par le soleil, que devrait être aménagée la station permanente.

Pôle Sud lunaire…

Cette annonce de la NASA coïncide avec les déclarations des responsables chinois et indiens révélant les entreprises spatiales de leur pays respectif et visant aussi une station lunaire habitée. Le Japon est également sur les rangs et aussi la Russie à laquelle ses exploits spatiaux antérieurs donnent une bonne longueur d’avance sur ses rivaux asiatiques.

Pourquoi la Lune provoque-t-elle, soudain, une telle frénésie spatiale ?

Sans doute parce qu’il s’agit d’un exploit scientifique – à forte résonance politique – et que les Etats-Unis y voient le moyen de rétablir le crédit mondial dont ils jouissaient et que leur ont fait perdre leurs guerres pour le pétrole.

« Spoutnik »

Au début des années 60, le « Spoutnik » soviétique avait incité Kennedy, avec les missions Apollo à prouver au monde que l’Amérique faisait mieux que l’URSS.

Pour l’administration Bush, coloniser la Lune est la solution au problème de la suprématie américaine maintenant contestée. Et, tout naturellement, la Chine, la Russie, l’Inde n’entendent pas laisser un tel monopole aux Etats-Unis. Aussi, à l’instar de la rivalité qui opposa, au XIXème siècle, le colonialisme français au colonialisme britannique, l’appropriation d’une portion de la Lune suscite une nouvelle rivalité. Pour l’éviter les Etats-Unis parlent de coopération internationale – une coopération qu’ils dirigeraient – tandis qu’en face il n’est pas exclu que, pour mener à bien une telle entreprise, les membres du Groupe de Shanghai,  Chine, Russie, Inde… s’associent, le Japon ayant probablement rejoint les Etats-Unis.

S’approprier – en permanence – un secteur de la Lune est un prolongement naturel de la grande aventure humaine. C’est que la Lune est notre plus proche voisin et qu’elle a subi au cours des millénaires précédents les mêmes événements que la Terre et son étude complètera celle de notre astre. Elle recèle, comme la terre, d’importantes ressources naturelles, métaux, carbone, hydrogène, oxygène… et bénéficie d’un demi-mois d’ensoleillement continu d’où une source d’énergie récupérable. C’est à partir de la Lune que se prépareront les expéditions vers Mars.

Mars, vue par le « Hubble Space Telescope ».

L’univers y sera plus aisément exploré par les astronomes scrutant l’espace à partir d’une plate-forme dégagée des poussières terrestres.
L’attraction terrestre – en l’occurrence l’attraction lunaire – est le 1/6ème de l’attraction terrestre, ce qui permettra une certaine économie d’énergie pour les expéditions spatiales démarrées à partir de la Lune.

- L’énergie solaire captée à la surface de la Lune est de l’ordre de 1,3 Kw par mètre carré. Les spécialistes de la NASA font remarquer qu’en 10 jours seulement davantage d’énergie solaire atteint le sol lunaire que l’ensemble
des énergies fossiles accumulées sur terre depuis des milliards d’années. Aussi, une usine solaire produisant 10 giga-watts peut-elle être construite sur le sol lunaire.

- La mission d’exploration américaine « Clementine » est revenue de ses circuits circumlunaires en estimant qu’au pôle sud se trouvaient des ressources en eau. De toute manière, il est déjà possible d’extraire de l’hydrogène et du tritium de la roche lunaire, produits accumulés par les rayons solaires au cours des millénaires passés.

« Le pôle sud lunaire et le cratère Shackleton vus par la mission Clementine. »

-Si la Lune est née de la Terre, en co-génération, disent les scientifiques de la NASA, elle recèle des ressources minérales qui existaient sur Terre avant que celle-ci ait été habitée (et ses ressources exploitées) et en fonction des dimensions respectives de la Terre et de la Lune.

Les techniques dont disposent, maintenant, les « Terriens » leur permettent de vivre sur la Lune bien que celle-ci soit dépourvue d’atmosphère.

Aujourd’hui, compte tenu des enseignements des activités spatiales passées, il est tout à fait concevable d’envisager l’assemblage, sur le sol lunaire, des éléments d’une station étanche où les hommes pourraient vivre et travailler en bénéficiant de la même atmosphère que celle qui existe sur Terre. Cette station a été étudiée. Elle serait sphérique, encastrée pour un quart dans le sol lunaire. Elle aurait environ 18 mètres de diamètre, ce qui permettrait d’y aménager 5 niveaux horizontaux, l’ensemble étant alimenté en énergie par des batteries de panneaux solaires situés à l’extérieur. Revêtus d’un scaphandre leur assurant une large autonomie, les astronautes se déplaceraient autour de la base-vie, à pied ou à bord de véhicules tout-terrain, également assemblés sur place.

Les précédentes expéditions lunaires avaient permis de mettre au point les différents dispositifs d’accès à la blanche Séléné tandis que l’assemblage dans l’espace des éléments formant la station spatiale internationale – et le ravitaillement de ses occupants – ont ouvert la voie aux futurs colonisateurs de la Lune.

En effet, il suffit de rependre les dispositifs alors utilisés et de les perfectionner grâce à l’acquis spatial de ces quarante dernières années, du moins pour les Etats-Unis et la Russie qui, avec un inégal bonheur, ont poursuivi la prospection de l’espace, ne serait-ce que pour l’entretien de la station spatiale internationale. Les composants essentiels du projet Terre-Lune sont les suivants :

- La navette spatiale, dont les Etats-Unis ont fait un grand usage et qui pourrait être adaptée au transport des matériaux nécessaires à l’assemblage de la base-vie lunaire.

Navette spatiale Discovery

- Le module de transition capable d’orbiter autour de la Lune, de s’y poser et se remettre en orbite pour le rendez-vous avec la navette « Terre-Lune » et se charger de sa cargaison pour ensuite l’« alunir ».
-La station évoquée précédemment servant d’habitat pour les « travailleurs de la Lune ».

- Enfin, les véhicules spéciaux pour les déplacements à la surface de la Lune et la prospection lointaine du sol lunaire.

Illustration conceptuelle de véhicules télécommandés qui transportent des minéraux lunaires et les déposent dans une installation servant à en extraire, liquéfier et pomper l'oxygène dans des réservoirs de stockage. (Image : NASA/JSC).

L’organisation « High Frontier » qui milite pour le développement des activités spatiales des Etats-Unis, a publié une étude générale de l’opération « une base permanente sur la Lune ». Ses rédacteurs estimaient, il y a cinq ans, que … « retourner sur la Lune et y exercer une présence opérationnelle coûterait entre 50 et 75 milliards de dollars ». Soit, deux mois de guerre pour le pétrole – terrestre –

Il resterait à s’accommoder des accords internationaux sur les activités spatiales des nations et sur l’utilisation, par eux, et l’espace, y compris
de la Lune et des autres corps célestes, précise le traité de 1967.

Au début des années 60, la guerre froide avait stimulé la mise au point et l’expérimentation d’armes nouvelles dont les missiles balistiques capables de projeter à grande distance de fortes charges explosives. Mais, également de propulser dans l’espace des satellites de la Terre et, ultérieurement, d’autres corps célestes ainsi explorés. Cette activité spatiale a conduit les Etats à s’entendre sur les conditions dans lesquelles la conquête de l’espace devait être poursuivie, dans l’intérêt général. Aucune nation, selon le traité de 1967 ne peut s’approprier l’espace extra atmosphérique ni invoquer une quelconque souveraineté nationale.

L’exploration de l’espace et, éventuellement, l’exploitation des ressources provenant des corps célestes ne peuvent avoir un caractère national mais doivent être conduites au bénéfice de la collectivité humaine. Cette obligation est respectée par les Etats-Unis dans la mesure où, pour leur projet d’appropriation de la Lune, ils en appellent à la coopération internationale. Ce qui signifie, également la participation à la dépense.

En 1979, un accord international avait été envisagé pour régler le cas particulier de l’accès de la Lune et de l’exploitation de ses ressources. Lorsqu’il fut présenté à la ratification,  les puissances particulièrement intéressées, les Etats-Unis et l’URSS objectèrent que la Lune, patrimoine commun de l’humanité, ne pouvait être l’objet d’un tel texte et que, sous-entendu, à l’initiative de l’une ou de l’autre de ces deux superpuissances, l’on s’en remettrait à des organismes internationaux censés exploiter ce patrimoine commun au bénéfice de tous. En somme, une sorte d’ONU de l’espace dirigée par les détenteurs de la technicité requise. La lecture de  l’article 11 ci-dessous (1) du traité de 1979, explique les réticences des grands explorateurs du cosmos que sont les Etats-Unis et la Russie.

Les rédacteurs de « High Frontier »,au contraire, mettent en relief la conception que l’on a, outre-atlantique, du droit à la propriété privée (dans l’espace).

« La propriété privée est un droit fondamental de la poursuite de l’entreprise, de l’investissement de l’exploration, de la liberté d’entreprendre de l’homme, que ce soit sur Terre ou dans l’espace. Les Etats-Unis ne doivent pas souscrire ou être signataire d’un traité, d’une politique, d’une réglementation, qui limiteraient les droits de propriété, d’exploitation des ressources, des services et d’autres biens économiques et intellectuels de l’espace ou dérivés de l’espace. En particulier, les Etats-Unis veulent réaffirmer que rien, dans le traité sur l’espace extra atmosphérique, prohibe ou se trouve en contradiction avec les droits de tout citoyen de la Terre à la propriété privée, ni avec tous les usages que peut faire cette propriété privée de ses gains privés ou publics… A nouveau, les Etats-Unis ne font aucune différence entre les activités de l’homme sur Terre et dans l’espace, et cela quel qu’en soit l’objet… et, en particulier, réaffirment le droit à la propriété privée dans le cadre de la poursuite de l’exploration, de la science, du commerce,  droits inaliénables et fondamentaux quant à cette liberté (d’entreprendre) ».
                  
C’est là une position diamétralement opposée à celle qui inspira les rédacteurs du projet d’accord sur « les activités des Etats sur la Lune et autres corps célestes » ouvert aux signatures en décembre 1979. D’un côté, outre-atlantique, l’extension aux corps célestes des droits de propriété privée au domaine cosmique, de l’autre, une toute autre juridiction, l’espace et les astres qui s’y trouvent formant un patrimoine commun, inexploitable nationalement, toute propriété privée ou publique en étant exclue.

Voici donc, qu’aux nombreux différends qui opposent, sur Terre, les gouvernements défendant, chacun, leurs intérêts nationaux, s’ajoute une inégale approche des accès à l’espace et de l’exploitation des ressources des corps célestes tels, pour commencer, la Lune.

Depuis l’élaboration du projet d’accord, semi avorté, de 1979, les juristes internationaux et les représentants des gouvernements intéressés ont travaillé. Et, de réunions en conférences,  ils ont tenté de définir un droit international, applicable à l’espace et à ses ressources, en tenant compte à la fois de l’intérêt général de l’humanité, de l’investissement initial et du coût de l’entretien d’un « corps expéditionnaire cosmique » et des retombées, intellectuelles, scientifiques, commerciales de cette présence humaine sur d’autres corps célestes que la Terre.
Les expérimentations spatiales de la Chine, de l’Inde, du Japon justifient la question : s’agit-il de rivaliser un jour avec les Etats-Unis – et de la Russie – ou, au contraire, de se préparer à coopérer avec la superpuissance en disposant d’un notable acquis scientifique ? Réponse probablement en 2015 – 2020.

Pierre Marie Gallois
24 octobre 2007

(1) L’accord de 1979. Article 11 précise : « La Lune ainsi que ses ressources naturelles ne peuvent faire l’objet d’appropriation nationale. La surface, le sous-sol, ainsi que les ressources naturelles qui s’y trouvent ne peuvent devenir la propriété d’un Etat, d’une organisation internationale, d’une entité non gouvernementale, ni même une personne physique. Cette disposition empêche l’exploitation des ressources de la Lune, en l’absence d’une disposition expresse du droit international, à des fins commerciales, car elle représente une forme d’appropriation ».

Et résonne à nos oreilles un beau chant  que nous connaissons  tous
Vive Henri IV…

Au diable guerres,
Rancunes et partis,
Au diable guerres,
Rancunes et partis,
Comme nos pères,
Chantons en vrais amis
Au choc des verres,
Les roses et les lys!

Chantons l'antienne
Qu'on chant'ra dans mille ans,
Chantons l'antienne
Qu'on chant'ra dans mille ans,
Que Dieu maintienne
En paix ses descendants
Jusqu'à c'qu'on prenne
La lune avec les dents.

Quelques nouvelles et déclarations…

16.10.2006   La Lune aiguise les convoitises internationales

Près de 34 ans après la dernière visite d'un Américain sur son sol, la Lune aiguise de nouveau les convoitises internationales, les États-unis, la Russie et la Chine claironnant leurs intentions d'y envoyer des missions robotiques et habitées. Ces nouvelles ambitions lunaires vont bientôt se concrétiser par une série sans précédent de lancements de sondes vers la Lune. L'objectif est de scruter et collecter le plus grand nombre possible de données sur sa composition géologique et ses ressources potentielles.

Le Japon : Lancement de son satellite SELENE en 2007 suivi par l'Inde et la Chine.

Image virtuelle de la navette japonaise…

L'Inde : Lancement de son satellite lunaire Chandrayaan-1 dès la fin 2007. Le vaisseau orbital indien transportera aussi des instruments européens et américains avec notamment un puissant spectromètre appelé "Moon Mineralogy Mapper" fourni par la Nasa.

"Moon Mineralogy Mapper"

La Chine : Conquête de la Lune avec Chang'e 1, un orbiteur de deux tonnes qui pourrait être mis sur orbite lunaire en 2008. L'engin transmettra des images tridimensionnelles de la surface de la lune et fournira des analyses géologiques. La Chine prévoit aussi l'envoi d'un véhicule robotisé d'ici 2012 suivi par une mission robotique en 2020 qui permettra de ramener sur Terre des échantillons du sol et d'autres données, avant l'envoi d'un vaisseau habité d'ici 2024.

Les États-unis : Le président George W. Bush avait annoncé en 2004 un retour des Américains sur la Lune d'ici 2018 à bord de l'Orion, futur véhicule spatial successeur de la navette. Outre la conquête de Mars via la Lune, les États-unis pensent que le sol lunaire renferme d'importantes ressources de valeur pour leur économie.( aFp)

« Avec l'expérience et les connaissances acquises sur la Lune, nous serons prêts pour gravir ensemble les marches suivantes de l'exploration spatiale : des missions humaines vers Mars et vers les mondes au-delà » X. Pasco

« La fascination engendrée par de lointaines explorations incitera nos jeunes gens à étudier les maths, les sciences et l'ingénierie, et créera une nouvelle génération d'innovateurs et de pionniers » G.W.Bush

Lire : http://cosmobranche.free.fr/SpaceNews_Lune.htm

Une base spatiale sur la Lune ?


Vue d'artiste de la Station Spatiale Internationale

 

Vue réelle de la Station spatiale Internationale. Photographie prise de la navette Atlantis -juin 2007-

En 2024 ?

Vue d’artiste d’une future base…

La NASA qui veut débarquer de nouveau à la surface de la Lune pour s'installer durablement étudie plusieurs concepts de bases lunaires, dont celui d'une installation mobile imaginée par Marc Cohen, un scientifique du Centre Ames (NASA).

 

Les Américains s’apprêtent à implanter une colonie permanente sur la Lune. L’agence spatiale américaine (NASA) a précisé lundi son plan de base habitée, prélude aux missions vers Mars. Les premiers séjours de longue durée sont prévus pour 2024. On y cultivera des plantes pour fabriquer l’oxygène.

Pour en savoir plus

La conquête de l'espace en anglais...Incontournable, le site de la NASA.. L’agence spatiale américaine revient en détails sur l’histoire de la conquête lunaire, programme par programme. A disposition également, des vidéos, des photos et de nombreux communiqués sur la base lunaire. http://www.nasa.gov

Le rêve de kennedy : http://www.moonodyssey.com/
En cliquant sur « hollymoon », vous entendrez le discours de 1961 de John F. Kennedy sur le lancement du programme Apollo. ... et en français
Le site Futurasciences propose deux articles très clairs sur l’évolution du projet de base lunaire
http://www.futura-sciences.com/news-nasa-annonce-son-projet-base-lunaire-habitee-permanente_10068.php
Grâce aux archives de Radio Canada vidéo, revivez les premiers pas d’Armstrong sur la Lune.
 http://archives.cbc.ca/IDC-0-16-1372-8377-10/sciences_technologies/premier_homme_Lune/

Le site du Centre national des études spatiales propose entre autres une précieuse petite encyclopédie des termes astronomiques. http://www.cnes.fr/html/_.php

La Lune en images
http://clementine.cnes.fr/see/see.html#A_VIS
Sur le site du CNES, vous trouverez les images de Clémentine. Cette sonde de la Nasa a tourné autour de la Lune 3 mois en 1994. Au programme de la visite : les mers, les montagnes, les cratères, les lacs…
La vie sur la Lune
Ce site perso imagine à quoi pourrait ressembler la vie sur la Lune en 2050. « A quand des produits made in Moon ? », se demande l’internaute: http://www.echodelta.net/reconquete/Lune/histoire.html
Anousheh Ansari, femme d’affaires franco-iranienne est la première touriste de l’espace. Elle raconte dans son blog les détails de sa vie quotidienne dans la station spatiale internationale. L’occasion d’apprendre notamment comment on se lave les cheveux en apesanteur…
http://www.netscape.com/viewstory/2006/09/25/how-do-you-take-a-shower-in-space/?url=http%3A%2F%2Fspaceblog.xprize.org%2F2006%2F09%2F25%2Fspace-travel-details%2F&frame=true

Portrait de l’astre
Pour les profanes, ce site réalisé par un passionné d’astronomie est une mine d’informations. Voir les rubriques « Lune », et « SOS je suis un débutant !»
http://villemin.gerard.free.fr/Science/LuneCh.htm

Depuis 50 ans des missions «objectif Lune»
1959 : Les premières sondes soviétiques

En pleine guerre froide, la bataille entre le bloc communiste et le bloc capitaliste se joue aussi dans le ciel. Dès la fin des années 50, les Soviétiques lancent le programme Luna. En 1959, la sonde Luna 2 s’écrase sur l’astre. Cinq ans plus tard, Luna 9 réussit le premier alunissage en douceur et rapporte des photos inédites de la surface lunaire. 1961 : Apollo, la contre-offensive américaineLe 25 mai 1961, le président John Fitzgerald Kennedy annonce le début des missions Apollo. Son message: d’ici à la fin de la décennie, les Américains marcheront sur la Lune ! Le premier essai de vol non habité du programme a lieu en 1966. Entre octobre 68 et mai 69, quatre missions habitées se succèderont en direction puis autour de la Lune: en décembre 68, les trois membres de l’équipage d’Apollo 8 découvrent la face cachée de l’astre.

1967 : La guerre des étoiles n’aura pas lieu
Les Etats-Unis, l’Union Soviétique et la Grande-Bretagne signent le traité de l'Espace. Au même titre que la mer, l’orbite de la Terre est un espace international. Il est interdit d’y déposer ou d’y stocker des armes de destruction massive.
1969 : Les Américains marchent sur la Lune
Le 20 juillet 1969 à 3h56 heure française, 500 millions de téléspectateurs assistent aux premiers pas de l’homme sur la Lune. Neil Armstrong et Edwin Aldrin, membres de la mission Apollo 11, deviennent des héros. Entre 1969 et 1972, 12 hommes foulent le sol lunaire. Ils procèdent à de nombreuses expériences scientifiques concernant les météorites, les champs magnétiques, les vents solaires ou l’étude des sols rapportent 400 kg de roches.

 1996 : De l’eau sur la Lune
En 1996 et en 1998 les sondes Clementine et Lunar Prospector détectent la présence d’eau sous forme de glace, mêlée à de la roche et de la poussière. La sonde Européenne Smart-1, en orbite autour de la Lune, devrait permettre de la localiser.

2006 : Les Américains veulent coloniser la Lune
Cette fin d’année, la Nasa valide le projet d’une base lunaire permanente à l’horizon 2024. Elle servira dans la perspective des missions vers Mars.
 Demain, la Chine et l’Inde
L’Inde et la Chine préparent leurs propres programmes d’exploration lunaire, baptisés Change’s et Chandrayan. Les premiers lancements de sondes devraient intervenir d’ici à deux ans.

Cécile Peltier

Quatre ans pour bâtir une base permanente
L’agence spatiale américaine (NASA) a révélé lundi à Houston les conclusions de la consultation internationale, conduite ces six derniers mois auprès d’un millier de spécialistes internationaux sur une nouvelle étape de la conquête de la Lune.

Selon eux, le retour de l’homme sur notre orbite permettra d’en apprendre davantage la manière d’explorer les ressources lunaires et de tester des nouvelles technologies avant l’exploration de Mars.

Des séjours permanents dès 2024

Le début des travaux de construction est prévu pour 2020. Pendant quatre ans, des équipes de quatre astronautes se relaieront pour des chantiers d’une semaine. Dès 2024, ils s’y installeront pour des séjours de six mois environ.

Le voyage lunaire s’effectuera à bord d’Orion, une capsule sans ailes directement inspirée des engins Apollo. Légèrement plus grande, elle bénéficiera des dernières innovations technologiques.

« La croisière lunaire jusqu’à la base s’effectuera en trois étapes », explique Richard Bonneville, responsable du programme Etudes et exploration de l’univers au Centre national d’études spatiales. D’abord, la fusée Ares I place d’abord Orion en orbite terrestre, où un second lanceur plus puissant l’envoie ensuite en orbite lunaire. Là, les astronautes descendent à la base grâce à un module d’alunissage.

C’est un morceau de ce module, qui leur permettra de rejoindre la navette, toujours en orbite, une fois la mission terminée. Comme l’aller, le retour s’effectuera en trois phases.

Une petite fusée, placée sur le côté de la navette devrait permettre de diviser par dix les risques au moment de l’atterrissage et du lancement.

Une colonie au pôle Sud

L’emplacement définitif de la colonie n’est pas encore déterminé. La Nasa a mentionné les deux pôles, pour bénéficier d’un ensoleillement maximal. Les spécialistes se prononcent en faveur du pôle Sud, particulièrement chaud.

Pour l’instant, le budget de l’exploration n’a pas été dévoilé. En matière de dépenses, l’agence spatiale américaine a la réputation de dépasser largement ses crédits. Dans tous les cas, les Américains feront appel à la coopération internationale.

Cécile Peltier

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