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Choisir son camp ?

Il fut un temps où la France avait l’ambition de porter haut sa parole… Les pays dits « non-alignés » tendaient une oreille attentive. La parole de la France pouvait être entendue quand la France était et incarnait une souveraineté effective…
Aujourd’hui une nouvelle carte du monde se dessine. Puisse la France savoir où sont nos intérêts nationaux. Et le général Pierre-Marie Gallois de nous aider encore une fois à lire les cartes !

La réflexion du général Pierre-Marie Gallois nous tire vers le haut…

Y a-t-il un plus beau nom que celui de « Maître d’Ecole » ? Il y a d’autres beaux noms, comme celui de « Bon docteur » ou celui de juste accolé au nom de juge. Un bon boulanger ne démérite pas, Un vrai vigneron aussi… mais le général Pierre-Marie Gallois porte haut le nom de « Maître d’Ecole ». Jamais nous ne le remercierons assez.

Nous remercions aussi Radio Courtoisie de lui ouvrir ses ondes sans compter.

Portemont, le 2 septembre 2007

Intérêts nationaux et tensions nouvelles

Tel qu’il est aujourd’hui partagé, l’atome militarisé interdit l’expression violente des intérêts nationaux. Aussi ceux-ci sont-ils protégés, ou défendus, par la politique, la manœuvre diplomatique et économique, l’exploitation des passions confessionnelles, voire, à l’extrême par le terrorisme.

A l’ombre imposante que l’atome répand sur la planète, toutes sortes d’autres moyens de coercition sont explorés ou expérimentés sans pour autant que les populations en aient connaissance.

L’actualité internationale, telle qu’elle est vécue par l’opinion, vient de mettre en évidence au moins trois événements illustrant les tensions nouvelles générées par l’intérêt national :
- Le sommet du groupe de Shanghai à Bichkek, capitale du Kirghizistan.

Les dirigeants chinois Hu Jintao et russe Vladimir Poutine ont retrouvé leur hôte kirghiz, Kourmanbek Bakiev, ainsi que les Présidents du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan.

- Les vols stratégiques russes en Atlantique et Pacifique, loin des frontières nationales.

Tupolev 95 Bear H

- L’annonce, par l’agence Novosti de Moscou, de la mise au point d’une arme nouvelle fondée sur les propriétés de l’impulsion électromagnétique.
Réunion du Groupe de Shanghai, dit aussi Organisation de Coopération de Shanghai (ou OCS).

A son origine, en 1966, le Groupe de Shanghai visait la coopération militaire et énergétique soviéto-chinoise et aussi, sans doute, le maintien dans l’URSS des républiques turcophones musulmanes à soustraire à l’influence atlantique exercée par la Turquie, membre actif de l’OTAN.

Depuis, consacré en juillet 2001 et compte tenu des événements survenus en Irak et en Afghanistan, le Groupe de Shanghai porté à 6 Etats membres (Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan) affiche sa volonté de resserrer la coopération régionale sur les vastes étendues de son territoire mais dissimule, sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, son hostilité aux Etats-Unis et à leurs empiétements en Asie.

C’est que, si en 1966, les forces armées des Etats-Unis étaient présentes, grosso modo, sur le méridien de Berlin, elles l’ont été sur celui de Tachkent, puis de Bichkek, non loin de la frontière chinoise et sur des terres qui furent soviétiques, soit, vers l’Est, une progression de près de 5 000 kilomètres de l’unique superpuissance.

Aussi, la quête, par les Etats-Unis d’énergies fossiles a-t-elle rapproché Chine et Russie. Ces deux puissances manifestent le même rejet de l’encerclement par Washington.

La Chine constate que les forces américaines sont présentes à sa frontière occidentale, symboliquement en Mongolie, nombreuses en Corée du Sud et sur l’archipel japonais, indirectement à Taïwan et, directement, en mer de Chine avec leur puissante 7ème flotte.

La Russie, pour sa part, excipe du déplacement des installations du bouclier spatial américain pour rejeter la présence, à ses frontières occidentales et méridionales, des intercepteurs et radars américains et invoquer l’encerclement.  « Toutes les tentatives pour résoudre seul les  problèmes mondiaux et régionaux sont vaines » a affirmé à Bichkek M. Vladimir Poutine.

« Près de 2 000 soldats des pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se sont livrés samedi 11 août à Chelyabinsk à des exercices conjoints dont la deuxième phase, "Mission Paix 2007", a commencé.
Ces soldats, de Chine, du Kazakhstan, du Kirghizstan, de Russie, du Tadjikistan et d'Ouzbékistan, ont défilé dans une base militaire proche de la ville russe de Chelyabinsk, dans l'Oural. »

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, invité au Sommet saisit l’occasion pour déclarer que … « basé en Europe de l’est le système américain était une menace pour plus d’un Etat, pénalisant une large fraction de l’Asie et les membres du Groupe de Shanghai ».

Mahmoud Ahmadinejad et Vladimir Vladimirovitch Poutine à Bichkek

En ce qui concerne à la fois la quête d’énergie fossile et le réarmement de la Chine, celle-ci offre à Moscou un marché et, en retour, bénéficie des richesses énergétiques et de l’avance scientifique de la Russie.

De leur côté, les ex- républiques musulmanes soviétiques disposent de précieuses matières premières, à commencer par le gaz naturel et le pétrole, et le Kremlin entend en détourner vers son territoire national l’acheminement afin d’en tirer parti. C’est ainsi que le gaz naturel du Turkménistan passera par la Russie au lieu de ravitailler l’Europe de l’ouest, à partir de la Caspienne et du sud de l’Europe centrale.

Le comportement de Washington en Irak et en Afghanistan a dressé contre les Etats-Unis les populations musulmanes et, en 2005, le gouvernement du Kazakhstan avait réclamé le retrait des contingents américains déployés en Asie centrale.

Enfin, le vaste marché chinois, de surcroît à relative proximité, incite les républiques musulmanes ex soviétiques à se tourner vers Pékin, objectif du Groupe de Shanghai.

Assistaient à la réunion de Bichkek, à titre d’observateurs, les représentants de l’Inde, du Pakistan, de l’Iran, du Turkménistan, de l’Afghanistan et de la Mongolie, les trois premiers cités demandaient à être membres de plein droit de l’Organisation de Shanghai.

Il est fort probable qu’en 2008, lors du prochain
sommet du Groupe de Shanghai celui-ci rassemblera les gouvernements de la moitié de la population mondiale, répartie sur l’immense étendue de la « plus grande île du monde », selon la définition de Mackinder, le géopolitologue britannique.                                                

Certes, ces populations  sont, comparativement, pauvres si l’on se réfère au PNB per capita (probablement en moyenne de l’ordre de 1 000 dollars, soit 40 fois moins que celui atteint aux Etats-Unis). Mais elles représentent un énorme potentiel de travail, donc de production et disposent de vastes ressources naturelles. Et voici, pour la première fois, créé un cadre politique de contestation face à la prédominance occidentale - sous l’autorité de Washington -, voici isolé l’archipel japonais, partagée la maîtrise des océans Arctique, Indien, Pacifique et aussi évincés d’Afrique, voire d’Amérique latine, les Etats moteurs de l’Occident.

Vols stratégiques russes

Tandis qu’en Russie avaient lieu des manœuvres militaires sino-russes, M. Vladimir Poutine annonçait fièrement : « Aujourd’hui, le 17 août, à minuit, 14 bombardiers stratégiques – et probablement six avions de transport lourds - ont décollé de 7 aérodromes répartis sur notre territoire…. Il y a trop longtemps que nos pilotes ont été immobilisés au sol ».

Ces avions devaient survoler l’Arctique, le Pôle Nord – au plateau continental revendiqué par la Russie - et aussi le Pacifique, loin des rivages de la Sibérie.

En juillet dernier, déjà, des TU 95 avaient survolé la Mer du Nord, au voisinage du littoral écossais. Mais, au début du mois d’août, des bombardiers russes TU 95 et TU 160 évoluèrent dans le ciel de l’île de Guam, base américaine du Pacifique. Ses avions de chasse avaient aussitôt pris l’air et approché des appareils russes, les équipages des deux pays se bornant à « échanger des signes d’amitié », selon le général Pavel Androsov, commandant l’aviation stratégique russe (elle aligne 80 appareils quadri-réacteurs et quadri-turbines, aux vols prolongés par des missiles air-sol). A partir de ce jour, souligna Vladimir Poutine « ces activités aériennes seront poursuivies de manière régulière ». L’aviation, l’espace, le nucléaire autant d’industries avancées sur lesquelles la Russie fonde son avenir.

Comme Pékin, Moscou est fondateur du Groupe de Shanghai. Mais, à la différence de la Chine qui peut spéculer sur le passage des ans, la Russie est pressée et elle pratique la diplomatie de la hâte. C’est qu’il s’agit, pour elle, d’exploiter pleinement le potentiel de puissance politique que lui confèrent – temporairement - ses richesses énergétiques. Celles-ci, dans une certaine mesure, compensent l’effondrement de l’économie planifiée et le démembrement de l’Union soviétique, redonnant à la nouvelle Russie la capacité d’intervenir en faveur des Serbes du Kosovo, de soutenir indirectement l’Iran et la Corée du Nord, de sanctionner l’Ukraine et la Biélorussie et de punir les Baltes de leur adhésion à l’OTAN, par le tracé des oléoducs et gazoducs de Gazprom. Et aussi de s’opposer farouchement aux projets américains de « bouclier spatial ». Bref de se faire entendre sur la scène internationale.

La politique « pétrolière » des Etats-Unis, acharnés à s’assurer un ravitaillement suffisant en énergies fossiles a, ainsi, mobilisé la moitié du monde contre l’Occident, les intérêts de la zone Asie-Pacifique se heurtant à ceux de la zone Euro-Atlantique et les mettant à mal.

L’annonce par l’agence russe Novosti de l’avènement d’une arme nouvelle à impulsion électromagnétique.

Le phénomène n’est pas nouveau. En revanche l’agence Novosti révèle la mise au point d’une série de générateurs d’une puissance de milliers de mégawatts émettant les impulsions électromagnétiques correspondantes. Ces générateurs seraient particulièrement compacts, ce qui sous-entend une certaine banalisation d’un « procédé qui serait dix fois plus « efficace » que ceux que les pays étrangers auraient mis au point ».

Afin de disposer de compléments d’information il est demandé au lecteur de bien vouloir se reporter à la note intitulée « la foudre à portée de la main », jointe à ce texte.

Il n’est pas surprenant que ce soit par des manifestations de la science et de la technicité russe, maintenant financées par la rente des énergies fossiles et servie par une ardente volonté politique, que la Russie tire parti de son riche potentiel scientifique. En la matière elle est en mesure d’être le pourvoyeur des grandes puissances émergentes avides de technologies avancées. Ce sera à l’innovation scientifique d’être peu à peu substituée à l’exploitation des gisements fossiles pour contribuer, demain, à la prospérité de la population russe.                          

P.M.Gallois
22 août 2007


En savoir plus sur le sommet de Bichkek du 16 août 2007

http://www.cctv.com/program/journal/20070816/106469.shtml

http://fr.rian.ru/world/20070813/71211638.html

http://www.vigile.net/L-Organisation-de-Shanghai-un


En savoir plus sur la reprise des vols de bombardiers stratégiques russes…

« La présence d'avions militaires russes a également été signalée, lors de ces derniers mois, en mer du Nord, où des chasseurs britanniques et norvégiens ont été envoyés pour intercepter des bombardiers russes volant à des latitudes "inhabituelles". Au mois d'août, deux Tu-95 ont défié des chasseurs américains au large de la base de Guam, dans le Pacifique, et d'autres bombardiers ont été signalés à proximité de l'espace aérien américain en Alaska. »

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-945442,0.html?xtor=RSS-3210


« C'est une décision qui leur revient. C'est intéressant", a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.
Sean McCormack a notamment fait remarquer que les Russes disposaient de "vieux appareils »

http://tempsreel.nouvelobs.com


« MOSCOU, 22 août - RIA Novosti. La Russie informe à l'avance les autres pays des vols de ses avions militaires long-courriers, a indiqué mardi à RIA Novosti le colonel Alexandre Drobychevski, assistant du commandant en chef de l'Armée de l'air russe.

Le responsable commentait ainsi la récente déclaration du ministre britannique de la Défense au sujet d'un incident survenu au cours du vol d'un bombardier russe Tu-95 (Bear-H d'après la classification OTAN) à proximité de l'espace aérien britannique au-dessus de l'Atlantique Nord. »

http://fr.rian.ru/russia/20070822/73413727.html

Les bombardiers stratégiques russes Tu-95, de « vieux appareils  » ? Le Tu-160 arrive…

Le bombardier stratégique modernisé Tu-160 viendra équiper les forces aériennes russes en juillet. En Occident, il est connu sous le nom de BlackJack mais, les pilotes russes, sans doute à cause de l’élégance de sa ligne et de sa couleur argentée, l’on baptisé "Cygne blanc".

Le Tu-160 fut développé dans les années 70 et 80, au Bureau d’études Tupolev, en réponse au projet américain AMSA (Advanced Manned Strategic Aircraft, soit Avion stratégique piloté avancé), le futur B-1. Le Tu-160 devint opérationnel en 1987. Après la dislocation de l’URSS, 14 appareils se trouvaient en Russie, 19 en Ukraine, mais Kiev les restitua en partie à Moscou, à titre de remboursement de la dette ukrainienne.

Que le Tu-160 soit un avion unique, les experts, aussi bien russes qu’étrangers, ne le contestent pas. L’appareil a établi 44 records du monde !

Le Cygne blanc a des ailes à flèche variable (20 à 65°), grâce à quoi l’appareil peut voler dans la stratosphère à des vitesses supérieures à deux fois ou presque la vitesse du son, ou presque en rase-mottes, à des vitesses minimales.

Les équipements de navigation et de pointage permettent le vol automatique et l’utilisation opérationnelle à toute heure et par tous les temps. Vitesse maximale : 2 000 km/h ; plafond : 16 km ; rayon d’action : jusqu’à 10 500 km. Le Tu-160 peut franchir la distance Moscou- Washington en 4 heures et s’approvisionner en vol.

Des dizaines de changements ont été apportés à la conception de l’avion lors de sa modernisation, notamment, sa détection radar a été substantiellement réduite.

En avril 2006, des Tu-160 ont pris part à des exercices en Extrême-Orient russe. Igor Khvorov, commandant de l’Aviation à grand rayon d’action, a alors annoncé que des bombardiers russes avaient atteint, par le Pôle Nord, le Canada, sans avoir été détectés par la DCA américaine dans sa zone de responsabilité. "Ils (les Américains) n’ont pu détecter ces avions ni au moyen des radars, ni visuellement", a noté le général.

Le Tu-160 emporte 45 tonnes de charge de combat (poids total des munitions consommables au combat), dont les missiles de croisières X-55 à grand rayon d’action à têtes nucléaires. En août 2005, le président Poutine a accompli un vol de 5 heures à bord d’un Tu-160 et assisté aux tests du nouveau missile de croisière de haute précision à grand rayon d’action X-555, capable, à l’opposé de son "prédécesseur", de porter une ogive non nucléaire. Ce missile atteint une cible située à 2 500 km.

Après le vol, le président russe, enthousiasmé, a exprimé ses sentiments en une seule phrase : "Il n’y qu’en dormant qu’on peut voler comme ça".

Actuellement, le Tu-160 est l’avion de combat le plus puissant du monde, supérieur, quant à ses performances, à son analogue américain B-1B Lancer. De l’avis des experts, le potentiel technique du Cygne blanc lui permettra de rester en service jusqu’à 2050 au moins et même, peut-être, au-delà de cette échéance.

http://www.armees.com/Le-BlackJack-alias-le-Cygne-blanc-toujours,4415.html


Les manœuvres des troupes de l’O.C.S. 2007

 « Les commandants des six pays ont convenu que depuis sa création en juin 2001, l'OCS a respecté "l'esprit de Shanghai", qui regroupe les notions de confiance mutuelle, de bénéfice mutuel, d'égalité, de respect de la diversité culturelle et de souhait d'un développement commun. »

http://french.china.org.cn/news/txt/2007-08/12/content_8667904.htm


Les moines guerriers de Shaolin présents aux manœuvres de O.C.S. ?

http://french.china.org.cn/culture/txt/2007-08/10/content_8662896.htm


Démonstration de forces militaires lors de manoeuvres de l'OCS

« C'est la première fois que les six pays de l'OCS participent à ces exercices, qui impliquent plus de 6.000 hommes ».

http://news.fr.be.msn.com/politque/Article.aspx?cp-documentid=5905007


L'exercice conjoint de l'OCS améliorera la capacité des pays membres dans la lutte antiterroriste

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-08/07/content_468831.htm

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