Vendredi 24 Novembre 2017
Politique en France
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Qui a dit « Loin des yeux loin du cœur » ?

Properce, peut-être dans ses élégies ? Qu’importe, à l’heure qu’il est, n’est-il pas en train de filer une corde pour se pendre ? La preuve par DSK… L’origine du mal ? Elle nous est donnée par nôtre « Maître d’Ecole », le général Pierre Marie Gallois. Encore et toujours…

A la mi 2009 le « boss » du FMI ne recueillait-il pas 65% au baromètre « amour » dans le cœur des Français ?

Ces mêmes Français qui ne portent pas dans leur cœur et moins encore dans leurs bourses la grande finance mondiale… Un tel « amour » pour celui qui délivre souvent sans compter des satisfecit au président Sarkozy que de nombreux Français voueraient volontiers au culte « vaudou » ?
Il est vrai que parfois se révèlent bien des ressemblances…
« French paradoxe » nous explique une armada d’experts…

Que penser alors qu’aujourd’hui 70% des français ne feraient confiance ni à l'UMP ni au PS ?
Les Français seraient en « recherche ». Soit. Chercher est en soi une belle et noble démarche.
Mais chercher quoi ? Chercher qui ? Des frissons ? A l’approche  des grandes élections pourvoyeuses de grands frissons – approche qui se rapproche plus en plus des lendemains d’élection-  les « medias » découvrent toujours un candidat pourvoyeur de nouveaux frissons : de Bayrou à Besancenot en passant par une Voynet, rêvant à un Hulot qui sortirait la France du trou dans laquelle elle s’enfonce…
Remis de la fièvre engendrée par tant de frissons, élections consommées, les Français se remettent à chercher…
Et « DSK » d’entrer en scène. De quoi vous faire claquer des dents !

Etre «  Strauss Kahnien » ? Qu’est-ce ? Qui pourrait nous le dire ? Une doctrine ? Une méthode ?
L’homme absent et silencieux – fonction oblige – est paré des toutes les plumes du paon.

L’absence donne de la hauteur. Le silence est mère de grandes pensées. Assurément vertu reposante après l’agitation de qui vous savez…
Les Français cherchent et cherchent encore. Ils chercheront toujours sous deux ans et reprendront leur quête… Tout comme Sisyphe était condamné à pousser son rocher…
Les Français se « mangent le foie » enchaînés à leurs illusions… et cherchent en vain.
La raison en est simple : dans le vide il n’y a que du vide.
La cause de cette vaine et fiévreuse quête ?
Nous ne cessons pas d’entendre les paroles de notre « Maître d’Ecole ». Combien de fois nous les a-t-il martelées ? Sous toute forme : « Nous payons le prix de l’élection du président de la République au suffrage universel… Et pensez donc ! Avec l’usage de la télévision… Le talent d’acteur de son « fondateur »…. » Ce que nous sommes devenus ?
Sobrement, en quelques lignes, notre « Maître d’Ecole » :

« Mais si la France périclite ce n’est pas seulement à cause de son adhésion à la « cause européenne ». Ses Institutions approuvées par la majorité des Français, et qui ont toujours leurs faveurs, sont directement responsables du déclin national.
Telle que, depuis trente ans, les chefs d’Etat successifs les ont appliquées, compte tenu des licences en tout genre qu’elles leur permettaient, le constat est, aujourd’hui accablant. La situation politique est à l’opposé de ce que le général De Gaulle voulait qu’elle fût.

-Rassembler les Français d’abord. Ils sont plus divisés que jamais.
-Mettre fin au régime des partis. Ils n’ont jamais été si puissants.
-Faire en sorte que la France soit conduite par un Etat fort. Il n’a jamais été aussi faible, le gouvernement étant, par exemple incapable de fixer le taux de TVA des restaurateurs français.
-Dévoué à la « chose publique » - totalement désintéressé, guidé par un sens moral élevé, le général souhaitait que l’Etat donnât l’exemple –comme il l’avait fait – d’une vertueuse gestion. Lui parti, la Ve République est devenue le plus maffieux des régimes qu’ait eu la France.
Que s’est-il passé ? Comment pareille inversion a-t-elle été possible ?

C’est tout simplement que les Institutions de la Ve République, surtout après le référendum de 1962 relatif à l’élection du Président au suffrage universel ont transformés les « dirigeants » en « dirigés » et l’électorat, hier dirigé, en dirigeant. En dirigeant car, durant leur mandat, les présidents de la Ve République accordent la priorité au soutien populaire afin que leur parti ait ses faveurs et que leur réélection soit assurée. Aussi, le pouvoir est-il en campagne électorale permanente. »

Extrait de la préface de « Ils veulent défaire la France » de Raphaël Dargent. L’Age d’Homme – 2007.

Est-ce bien clair ? Les qualités, les vertus d’un homme, lesquelles peuvent n’être que d’un temps,  sont appréciables, certes, parfois impérativement nécessaires dans des temps difficiles. Mais l’arbre se juge à ses fruits… 

Portemont, le 23 octobre 2010

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