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Pour le bien et la sauvegarde de la France…

Contre tous les dénis de réalité ! « La France n’est pas née sous X et de son héritage chrétien, en tout point ineffaçable, les Français en conservent au fond d’eux-mêmes un indéfectible attachement. » Exprimer son « être »… Sans haine, sereinement. Se dérober serait bien plus qu’une faute : un crime ! Quand notre ami Karim Ouchikh pose l’équation qui irrite les autruches… « Le christianisme, l’islam et la laïcité en France : une équation impossible ? »

Portemont, le 8 janvier 2010

Le christianisme, l’islam et la laïcité en France : une équation impossible ?

« Le jour où  il y aura autant de minarets que de cathédrales en France,
 ça ne sera plus la France ».

Aussitôt connus, ces propos tenus le 22 décembre 2009 à l’Assemblée Nationale par le député de la Loire, Pascal Clément, lors d’une réunion du groupe UMP organisée à huis clos à propos du débat sur le voile intégral et de son éventuel interdiction, suscitent, dans l’ensemble de la classe politique, réprobation et indignation.

Accablé par les critiques qui fusent alors de toute part, l’ancien Garde des Sceaux se croit aussitôt obligé de récuser une vérité qui pourtant aurait dû recueillir l’unanimité si, en polluant une fois de plus les débats, la doxa laïciste ne s’en était pas mêlée en culpabilisant ceux qui osent, ne fut-ce qu’un instant, s’en écarter.

*

Quelle est donc cette ligne rouge que cet audacieux parlementaire, qui pourtant ne s’est jamais fait connaître publiquement par ses prises de position anti conformistes, a-t-il osé franchir, avec une sincérité confondante, apparentant, en somme, ses propos à un acte manqué qui aurait été commis au nom de la majorité silencieuse de notre pays ?

En l’espèce, le crime de lèse-majesté qui a valu à son auteur d’être traduit séance tenante devant le tribunal de la pensée dominante, n’est-il pas double ? : avoir osé hiérarchiser deux religions présentes en France, en refusant de les mettre sur le même plan, rompant ainsi avec le sacro-saint principe de laïcité.

Affirmer au fond, tel un déni de réalité, que la présence dans l’espace public, vu sous l’angle religieux, d’édifices cultuels musulmans en nombre toujours plus important, dans une France jusqu’alors couverte par son seul blanc manteau d’églises et de monastères, n’est en rien de nature à soulever chez nos compatriotes de légitimes interrogations et inquiétudes, traduit au mieux une incompréhension condamnable des profondes mutations sociologiques qui traversent notre pays, au pire une volonté blâmable d’occulter auprès de nos concitoyens une réalité que l’on sait puissamment anxiogène pour l’avenir de notre pays.

*

Alors que ne cesse de se renforcer en France l’implantation, partout visible, d’un islam qui ne doute plus de son dynamisme, tout est entrepris, inlassablement, pour ôter à notre pays, dans un aveuglement suicidaire, le droit imprescriptible qui est le sien  à se réclamer hic et nunc de la part chrétienne de son histoire.

A bien y réfléchir, cette funeste entreprise ne date pas d’hier.
Prenant le contre-pied des valeurs de liberté et de tolérance qu’elles prétendaient promouvoir, la Révolution française, héritière des  Philosophie des Lumières, puis la Troisième république, si militante, se sont appliquées, dans une commune détermination, à briser spirituellement la France, en l’arrachant à ses racines chrétiennes et en épuisant progressivement ce qui faisait, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières, sa singularité et son génie historiques : l’étroite et harmonieuse alliance entre notre pays et le christianisme et avec pour corollaire, cette puissante alchimie du cœur et des mémoires qui reliait intimement chacun des Français à leur patrie charnelle.

Avec la République laïque, jacobine et autoritaire, rien de la mémoire de la France ne devait donc résister à l’expression institutionnelle, alors naissante, d’un projet politique conquérant conçu au forceps par des idéologues progressistes avant tout déterminés à forger de toutes pièces, en chaque Français, un homme nouveau.

*

Reste que cette entreprise totalitaire ne pouvait qu’échouer, tant la mémoire enfouie de la France, née de sa terre et des morts qui l’ont fécondée, demeure foncièrement rétive à toute manipulation.

En 1789, la France n’est pas née sous X et de son héritage chrétien, en tout point ineffaçable, les Français en conservent au fond d’eux-mêmes un indéfectible attachement.

Que le christianisme ait profondément influencé l’histoire de France au point de façonner singulièrement, au fil des siècles, non seulement nos villages, monuments et paysages, mais aussi nos représentations mentales collectives, nul ne saurait désormais sérieusement le contester, en sorte que notre rapport au monde et aux choses ne peut à l’évidence aujourd’hui se concevoir en dehors de l’inspiration fondatrice d’une religion deux fois millénaire.

Le Vœu de Louis XIII

Dans la représentation, exclusive de tout dessein confessionnel, qu’ils se font aujourd’hui encore de l’identité séculaire de leur pays, les français n’ont donc pas tort de ranger le christianisme, à l’exemple du rôle inestimable de la monarchie capétienne ou de la place éminente réservée à l’Etat notamment depuis Colbert dans la naissance et la consolidation de la Nation française, parmi les facteurs originels grâce auxquels la France s’est méthodiquement construite ce qui, après tout, n’est pas plus illégitime que de reconnaître pareillement, hors de nos frontières, le poids de l’Islam en Arabie saoudite ou, en Russie, l’importance historique de la foi orthodoxe.

Sainte Geneviève

Nul ne saurait contester à la France, dans de telles conditions, son droit de reconnaître ouvertement et sans esprit de système, le rôle central de son héritage chrétien et de s’enorgueillir sans états d’âme, de Sainte Geneviève à Sainte Jeanne d’Arc, de Saint Louis aux Missions Etrangères, du Saint Curé d’Ars au Père de Foucauld, de cette part insigne qui se confond à tout jamais avec son être.

*

Comment dès lors ne pas se convaincre que l’expansion massive en France, avec l’islam, d’une religion nouvelle qui lui est historiquement et sociologiquement si étrangère, ne puisse autant alarmer et désorienter nos compatriotes alors que, tombés dans les rets du libre échangisme et de son  appendice bruxellois, ceux-ci affrontent déjà, dans l’épreuve de leurs existences, les effets dévastateurs d’une idéologie mondialiste dans les bras de laquelle nos oligarchies ont décidé aveuglement de livrer notre pays !

Plus que toute autre, la religion musulmane suscite en France une profonde hostilité qui est à la mesure du poids numérique de ses fidèles au sein notre société et, surtout, de son rapport préoccupant à l’individu dont elle se saisit indifféremment de sa naissance à la mort, dans son intimité comme dans l’espace public, pour le contraindre au respect de rigoureuses prescriptions, trop souvent attentatoires à sa liberté et à sa dignité.

Oui, reconnaissons sans détours que l’identité multiséculaire de la France ne serait plus là même si demain, ce qu’à Dieu ne plaise, devait ne s’y dresser autant ou davantage de lieux de cultes musulmans que d’églises ou de monastères chrétiens : rompant à ce moment  précis avec un équilibre miraculeux qui avait si bien su résister aux épreuves des siècles, la France et son âme s’effondreraient à jamais, sa précieuse singularité sombrerait corps et biens et cette France d’hier verrait insensiblement s’installer sur son territoire, pour s’y développer inéluctablement, une autre civilisation, qui alors nous ferait regretter ce temps où la France était la patrie de la beauté et de la délicatesse, de l’harmonie et du sens de la mesure en toutes choses, du respect exemplaire de la femme, égale à l’homme en droits et en dignité.

De là s’éclaire cette affirmation frappée du coin du bon sens, dont il nous faut, dans le débat des idées, nous emparer avec urgence et assumer collectivement, sans haine ni ostracisme à l’égard des fidèles musulmans, éminemment respectables dans la sincérité de leur foi individuelle, mais aussi sans réticence ni réserve : « Le jour où  il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France».

*

En ayant voulu abolir, pour des considérations humanistes dévoyées, la présence éminente que la religion chrétienne depuis des siècles s’était légitimement vue reconnaître en France, pour y substituer une nouvelle religion, séculière celle-ci, née de l’idéologie des droits de l’homme, à la fois progressiste et universaliste, conçue par opposition à toute idée de transcendance, les révolutionnaires de 1789 et leurs héritiers républicains de la IIIème République sont parvenus à répandre dans notre pays, bien souvent par le fer et par le feu, un nouveau catéchisme, à la fois dogmatique et autoritaire, désincarné et insipide, et en tout les cas forgé avec l’ambition résolue d’aliéner la part spirituelle de l’héritage historique des Français.

Mais chacun doit se rendre à l’évidence et reconnaître au bout du compte l’enlisement de cette religion républicaine qui a échoué à s’acclimater en France et qui s’avère aujourd’hui bien incapable, à l’épreuve des faits, de donner tout simplement envie aux Français d’aimer leur pays.

Du réflexe de la repentance au projet d’intégration européen également cultivés par nos oligarchies, et qui au fond révèlent une même forme de détestation de soi, des banlieues en proies à des troubles identitaires récurrents aux revendications de double allégeance qui se manifestent ici ou là, par exemple lors de compétitions sportives internationales, en soulignant par là même l’incontestable échec d’une politique d’assimilation à notre pays de nombre de ressortissant immigrés ou de français de fraîche date, le constat est partout le même : la République ne cesse de dresser de toute part l’acte de décès de ses ambitions et de ses prétentions.

*

De cette immense faiblesse spirituelle qui frappe la société française contemporaine, les Français, toutes confessions confondues ou qui ne professent aucune foi particulière, en sont pleinement conscients.

N’est-ce pas ce rétrécissement de l’âme française, dépouillée de son épaisseur historique, réduite par notre régime républicain à des valeurs qui ne disent plus rien à nos compatriotes, sans doute parce qu’elles pourraient trouver aussi bien à s’appliquer en Nouvelle-Zélande qu’au Honduras, à raison de leur caractère par trop universel, qui a pareillement dépossédé les français de l’amour de leur patrie ?

Ce constat accablant est sans appel et, dès lors, ce qui manque à la France saute évidemment aux yeux : un supplément d’âme !

Voilà ce bien précieux dont notre pays demeure définitivement créancier et que l’idéologie républicaine indélicate a cru devoir lui dérober, elle qui, coupable en cela d’avoir perpétré le crime de mémoricide, s’est résolue depuis plus de deux siècles à répudier, non sans succès, ce qui a toujours constitué le fond de son être, cette relation privilégiée avec le christianisme sans laquelle la France ne peut être la France !

De ce lien indissoluble avec le christianisme, qu’on lui refuse aujourd’hui à tout prix de restaurer, la France et les Français en sont tristement orphelins.

En renouant pleinement avec cette âme française, qui ne peut respirer qu’au diapason d’une histoire entièrement respectée et honorée, nos compatriotes pourront se réconcilier avec une France aujourd’hui égarée, en éprouvant pour cette dernière un amour vibrant qui leur fait aujourd’hui tant défaut et ainsi offrir un modèle d’assimilation authentique à ses populations nouvelles, à celles du moins qui y aspirent sincèrement, loin des seuls avantages matériels immédiats que certaines peuvent aujourd’hui escompter d’une République, qui en ce domaine reste manifestement bonne fille….

*

Quoique les activistes laïcistes puissent en penser, le fait chrétien malgré tout demeure culturellement dominant en France et doit le rester à l’esprit de chacun dans le domaine du débat public des idées, à défaut de l’être au plan de la pratique religieuse effective de ses fidèles.

De ce point de vue, la France ne pourra renaître à elle-même qu’au prix d’une révolution des mentalités qui requiert en cela de ses pouvoirs publics qu’ils tournent enfin le dos à l’application dogmatique et étouffante du principe qui régit autoritairement depuis plus de cent ans le fonctionnement de nos institutions, celui de la laïcité.

Expulsion manu militari des Chartreux en 1903.

Un sain retour aux sources de ce principe, né avec les Evangiles, mais malmené en 1905 à la faveur de l’adoption de la belliqueuse Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, s’impose indiscutablement : le principe de laïcité ne doit s’appliquer qu’à l’égard des seuls pouvoirs publics, tenus à une stricte neutralité dans les relations qu’ils entretiennent avec les différentes confessions implantées sur le territoire français.

Lors des inventaires, les passions se déchaînent.

En refusant hors de ce champ précis toute autre application, la France ne s’oblige ainsi qu’à  garantir l’égalité des droits des religions dans le seul registre de l’exercice des pratiques cultuelles.

Autrement dit, l’égalité juridique des pratiques cultuelles des religions en France ne saurait impliquer, par symétrie, une égalité dans le champ de l’espace public de leurs rôles et de leurs présences respectives, en matières politique et culturelle. 

Convenons qu’il ne s’agit là pas tant que d’appliquer le projet présidentiel de laïcité positive, né du double discours de Saint Jean de Latran et de Riyad, que de le dépasser, tout à la fois en refusant, justement, de confiner l’expression des religions à la seule sphère privée mais aussi, et surtout, en reconnaissant sans réserve, dans l’espace public, la primauté du fait chrétien par rapport aux autres religions.

Sa prééminence culturelle naturelle, qui lui permet, plus que toutes autres confessions, d’investir le débat public et d’y conserver toute la place qui lui revient, le christianisme la doit en définitive à l’histoire de France dont elle tire sa légitimité particulière, à la différence des autres religions, plus récemment implantées sur le territoire hexagonal, qui ne sauraient de ce fait exiger un traitement comparable, tout en n’y étant nullement déclarées indésirables.Au fond, ce principe de la religion dominante, pleinement respectueuse des autres confessions, n’a-t-il pas réglé en France, avec le rôle prééminent et reconnu du catholicisme romain, le fonctionnement de nos institutions jusqu’à la promulgation en 1905 de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat et n’est-il pas tout autant applicable, de nos jours, hors de nos frontières, dans nombre de pays, en Israël ou dans les pays de confession musulmane (avec ici la liberté religieuse en moins, pour l’immense majorité d’entre eux), sans que cela ne contrarie le moins du monde nos belles consciences pétries depuis plus de cent ans par une laïcité mal comprise !

En plaçant le propos sur un terrain pratique, cette nouvelle conception pragmatique de la laïcité pourrait rapidement trouver à s’appliquer à nombre de débats de société récents, dont ceux heureusement ouverts en France, au sujet de la burqa, ou en Suisse à l’occasion de la salutaire votation interdisant sur le territoire de ce pays l’érection de tout nouveau minaret.

Pays de tradition et d’histoire essentiellement chrétiennes, la France serait parfaitement en droit de récuser des revendications à caractère prosélyte qui lui sont radicalement étrangères, avant tout au regard de ses propres habitudes et pratiques religieuses, en refusant ainsi l’édification de minaret qui n’est en rien le prolongement liturgique naturel d’une mosquée mais plutôt l’affirmation sur le terrain profane d’une présence religieuse ostensible, ou bien encore en prohibant sans hésitation le port odieux de la burqa et de tout vêtement dissimulant tout ou partie du corps féminin suivant une pratique machiste et barbare qui heurte à ce point la dignité de la femme qu’elle ne saurait, sauf à se compromettre avec des mœurs d’un autre âge, être tolérée sur le territoire de notre pays.

A l’aune de la tradition chrétienne de notre pays, il est ainsi des pratiques religieuses ou assimilées comme telles qui, pour rejoindre à nouveau sur ce point davantage le discours du Chef de l’Etat que sa politique, ne sont certainement pas les bienvenues en France.

*

A l’inverse, cette indispensable clarification des esprits autorisera la France, à n’en pas douter, d’abord sur le registre proprement religieux puis dans l’espace public, à réclamer de ses populations nouvelles, singulièrement celles de confession musulmane, qu’elles expriment par des actes, sans faux-semblants, leur commune adhésion aux traditions et libertés religieuses qui caractérisent la France contemporaine : refus de l’intolérance religieuse ; liberté de changer de religions ; égalité femme/homme en dignité et en droits ; réciprocité en matière de liberté religieuse exigée à l’égard des pays d’origine ….

Car, en vérité, sur la question religieuse comme sur tous autres sujets, l’offre d’assimilation généreusement exprimée par la France ne saurait se concevoir autrement que par l’expression concomitante et sans réserves par celles de ses populations nouvelles qui entendent y demeurer durablement, de leur commune volonté de s’y associer sincèrement.

Les violences anti-chrétiennes sont courantes au Pakistan : les chrétiens sont souvent forcés de se convertir à l'islam et des églises ont déjà été profanées par le passé. C'est la deuxième fois en un mois que les chrétiens sont attaqués dans cette région du pays. Mais les émeutes de samedi sont inhabituelles par leur ampleur.

http://www.france24.com/fr/20090102-gojra-emeutes-attaques-anti-chretiennes-religieux-extremistes-islam-profanation-coran-shahbaz-bhatti-minorite

L’indignation ne devra plus alors être sélective, selon que les persécutions religieuses ou les atteintes à la liberté de conscience se produisent à l’intérieur ou hors de nos frontières : le jour où les institutions représentatives musulmanes légalement constituées en France appelleront les Français de confession musulmane à descendre massivement dans les rues pour réclamer au profit des chrétiens installés en Arabie Saoudite, en Algérie ou en Iran la même liberté d’y exercer leur culte que celle qui leur est reconnue en France, et que ceux-ci s’installeront comme un seul homme devant l’Ambassade du Soudan à Paris pour s’élever contre l’interdiction faite à une femme, à Khartoum, de porter un pantalon sur la voie publique ou enfin que ces mêmes manifestants viendront soutenir activement ceux de leurs coreligionnaires qui aspirent, sans crainte pour leurs personnes, à se convertir librement au christianisme, alors manifestement la France aura œuvré avec succès à l’assimilation de ses populations nouvelles !

Rappel de l’Observatoire de l’islamisation : Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah,  dénonça l'évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela  que l'islam est la « religion d'Etat et de tous les Algériens », puis  avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

http://www.islamisation.fr/g-algerie

Cependant, sur les capacités d’accueil et d’assimilation de la France, qui sont toutes sauf infini, soyons en effet lucide.    

La France ne peut sérieusement entretenir quelque espoir d’aboutir à la bonne fin de ce vertueux processus d’assimilation, réciproquement consentie, que si, dans le même temps, elle s’oblige enfin, en s’émancipant résolument de la tutelle bruxelloise qui, sur cette question, entrave dramatiquement la plénitude de ses capacités d’action, à contenir véritablement le niveau démographique, sans cesse croissant, de ses populations nouvelles, dont elle se doit, sans états d’âme, de limiter l’essor par une maîtrise volontariste des flux migratoires, conçue dans la perspective rapide d’en inverser les tendances menaçantes actuelles.

*

Aujourd’hui défigurée et meurtrie, dans la conscience inquiète qu’elle se fait d’elle même et de son avenir, la France titube, sonnée, comme après avoir reçu un mauvais coup.

Modernité oblige, on ne cesse de la persuader, dans une société désormais largement sécularisée, qu’elle a perdu définitivement sa rassurante identité chrétienne, celle qui lui vient du fond des âges, et l’on tente désormais de la travestir en lui faisant endosser, au fil des évènements tragiques et des mutations douloureuses qui l’assaillent en permanence, les habits d’une nouvelle identité, mercantile et cosmopolite, qu’elle récuse énergiquement en son for intérieur, tant celle-ci fait grossièrement injure aux racines authentiques de sa civilisation.

En vérité, la France n’a pas renoncé aux ressources de son génie et elle réclame, pour elle comme pour ses enfants, de pouvoir librement exprimer son être, en ce compris la part chrétienne qu’il recèle, en réévaluant désormais, à la lumière des défis et mutations qui la travaillent en profondeur, une application du principe de laïcité qui ne soit plus castratrice. 

La catharsis lui est désormais inévitable et c’est bien au prix de cette révolution copernicienne que la France pourra se retrouver, à nouveau confiante et rayonnante.

Cependant, les forces puissantes qui, dans les médias ou ailleurs, s’efforcent inlassablement de la détacher d’avec elle-même, sont toujours à la manœuvre et nous les voyons à nouveau à l’action dans le débat autour de l’identité nationale.

De ce débat dont les Français contribueront empiriquement à en définir les termes, doit surgir, grâce à l’engagement éclairé de chacun, une vision de la France qui ne soit pas hémiplégique, qui puisse enfin assumer entièrement son histoire, sans rien n’en ignorer.

De la même façon que, du débat autour du Traité Constitutionnel Européen, dit Constitution Giscard, est heureusement sorti le Non massif exprimé avec fracas par les Français, à la surprise générale, lors du référendum du 29 mai 2005, celui qui se déroule présentement au sujet des contours d’une identité que les Français entendent fermement renvoyer aux pouvoirs publics, est des plus salutaires tant il permet à l’évidence de libérer, même au prix d’inévitables excès, une parole trop longtemps confisquée en ce domaine, comme en bien d’autres.

Tel un effet d’aubaine, il constitue donc l’une des rares occasions octroyée aux Français, non sans arrière-pensées politiciennes, par un système politico-médiatique qui regrette déjà de s’être aventuré sur ce terrain éminemment sensible, pour faire entendre leurs voix.

Car déjà en effet, s’élèvent ici ou là des voix qui réclament, pour des motifs à coup sûr artificiels, l’arrêt de ce débat, dont les enjeux, singulièrement au plan électoral, sont tout sauf mineurs.

Contre tous les renoncements prévisibles, y compris et surtout s’ils émanent indignement de ses promoteurs, il nous faut donc, sans détours, sauver le débat sur l’identité nationale en veillant à ce qu’il ne soit pas secrètement étouffé, à l’exemple du sort méprisable qui fut réservé au Non référendaire français de 2005, avec l’adoption deux ans plus tard, au mépris du vote des Français, d’un Traité de Lisbonne en tout point comparable à la défunte Constitution Giscard !

S’il advenait, malgré tout, qu’il y soit mis un terme ou qu’il soit détourné au profit de médiocres objectifs partisans, il appartiendrait alors aux patriotes français de le ressusciter en vérité, dans ces colonnes comme ailleurs, pour le bien et la sauvegarde de la France.
 

Karim Ouchikh
27 décembre 2009

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