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Temps difficiles?

Le 8 septembre 2009

Tous se lever pour la défense de la « res publica »? Le « Bien commun » est nôtre! Travailler tous ensemble à l'établissement d'un socle d'idées fortes -françaises-?
L'ambassadeur Albert Salon, infatigable défenseur de la langue française, lance un appel. Et Karim Ouchikh, membre du comité directeur du RIF, d'apporter quelques précisions...

Une « distinction » que nous partageons sans réserve!

Affaire de cohérence...

Pour le reste, oui, face à tous les dangers qui nous menacent et aux entreprises qui ne cessent pas d'abaisser notre pays, réussirons-nous à nous « parler »?

Portemont, le 8 septembre 2009

Amis,

Si nous, au sein de la nébuleuse FPF, réussissions à faire se parler, tous ensemble, mais d’abord par « petits paquets », les figures les plus représentatives des mouvements royalistes, bonapartistes, gaullistes, républicains nationaux, socialistes patriotes, communistes bien de chez nous,
«souverainistes » qui se nomment eux-mêmes ainsi dans diverses chapelles et cellules, et frontistes qui pourraient peut-être devenir plus « fréquentables » à nos yeux, nous découvririons – ou plutôt : nous mettrions clairement en lumière

– qu’un très large consensus serait réalisable sur un socle d’ idées fortes – françaises - de :

- Affirmation d’un patriotisme authentique, sans chauvinisme ni nationalisme connoté d’agressivité à l’égard des autres nations ;

- remise en cause, voire rejet, des aspects fédéralistes de la « construction européenne » et de tout ce qui la lie, et nous avec elle, à l’OTAN et à l’empire américain ;

- maintien de l’unité de la République contre les communautarismes géographiques, linguistiques et religieux encouragés de l’extérieur (Bruxelles, Allemagne, et quelques pays musulmans…), et restauration de l’indépendance de la France contre toute supranationalité et tout empire, dans une politique française « étrangère et européenne » de nos intérêts nationaux fondamentaux ; et dans une coopération internationale fondée sur la géopolitique commandée par notre situation géographique tant en Europe que sur les cinq continents, notre domaine terrestre et maritime, notre histoire, notre démographie actuelle, notre langue et la place qu’elle occupe encore dans le monde, notre culture, et l’existence d’une communauté francophone ;

- affirmation forte d’une laïcité vraie, pleine, sans laïcisme ni anticléricalisme, c’est-à-dire liberté de croire au ciel et de n’y pas croire, et respect mutuel entre divers croyants et non-croyants, respect total par tous de la laïcité de l’Etat et de la liberté des opinions et de leurs divers modes d’expression ;

- justice sociale et égalité des chances, notamment par l’éducation et un ascenseur social restauré, sans l’égalitarisme et le nivellement par le bas ;

- maîtrise beaucoup plus réelle de l’immigration ; et intégration* des immigrés présents et volontaires, notamment par un grand effort de scolarisation adaptée des enfants et de formation des adultes aux professions et à la citoyenneté, et aussi par une adaptation raisonnable des politiques de l’emploi.

Du reste, dans leur quasi-totalité, ces idées-forces ne vous rappellent-elles pas – mutatis mutandis – les idées du Conseil national de la Résistance, socle solide sur lequel on put reconstruire le pays à partir de 1944 ? Examinons dans un esprit d’ouverture ce que nous disent ceux qui s’y réfèrent aujourd’hui.
Outre sa tâche privilégiée, indispensable, de laboratoire d’idées et de politiques, le FPF ne pourrait-il puiser en son sein la mobilisation de réseaux, les ressources humaines, qui pourraient amener, par diverses démarches et des trésors de persuasion, les « inspirateurs », les « chefs », les « figures représentatives » et les « officiants » de nos divers mouvements et chapelles, à se parler, le plutôt possible, d’abord « par petits paquets », en laissant tomber les exclusives et exclusions ?

Il ne s’agit pas de tout prendre dans ce que tel mouvement voudrait « vendre » aux autres, mais de trouver les terrains de réelle entente entre tous ou presque tous, et d’identifier, concrétiser, les actions que nous pourrions mener en commun, dans le respect des étiquettes et autonomies des uns et des autres.
Nous sommes plusieurs, je crois, à attendre que nous parlions sérieusement de cela le 17 septembre à 14h à l’Assemblée Nationale, pour reconstruire sur nos ruines.

Bien cordialement.

Albert Salon

*Il convient de ne pas hésiter à aller au-delà de l’ « intégration » et à parler d’ « assimilation » des immigrés, étant entendu que ce mot ne signifie pas que l’étranger installé chez nous pour longtemps doit renier toutes ses origines et abandonner sa culture et ses liens avec ses parents et amis, mais qu’il doit non seulement respecter, mais encore acquérir et maîtriser le plus vite et le plus profondément possible la langue, la culture, le droit et les usages, faire siens aussi les symboles, de son pays d’accueil, à côté de ceux de son pays de provenance. Encore faut-il l’aider à en trouver la volonté et les moyens.

 (FPF: Forum pour la France)
(RIF: Rassemblement pour l'Indépendance de la France)


Monsieur l’Ambassadeur,

En cette rentrée qui, en dépit des apparences, demeure pleine de promesses, vous avez parfaitement posé les contours du programme minimum autour duquel les souverainistes et les patriotes de toutes sensibilités, à titre individuel ou dans le cadre de mouvements aujourd’hui dispersés, sont désormais appelés à se rassembler, progressivement, pour le bien et le salut de la France.

Dans l’immédiat, je n’ajouterai qu’une précision, sur un des points abordés dans votre commentaire, au regard des particularismes qui ne cessent de se développer dans notre pays.

Figé dans une acception juridique beaucoup trop étroite, le principe de laïcité est devenu aujourd’hui l’arme politique de ceux qui entendent saper les fondements de l’identité de la France, par l’affirmation « ad nauseam » d’un raisonnement d’une redoutable efficacité : toutes les religions se valent et doivent donc être traitées indifféremment sur le territoire de la République.

Les habituels laïcistes qui s’appliquent de longue date, avec leur discours d’un autre âge, à nier l’héritage chrétien de la France, se voient désormais prêter main-forte par ceux qui, de tous acabits, se proposent d’imposer leurs communautarismes, religieux ou non.

Si les pouvoirs publics doivent observer une incontestable neutralité vis vis-à-vis de toutes les religions, ce qui est après tout la définition même de la laïcité, il ne saurait en être de même pour la société civile qui, en définitive, doit admettre, au travers des opinions qui s’y expriment, que la composante chrétienne des racines de la France doit toujours être comprise comme première.

Autrement dit, l’égalité juridique de la pratique des religions sur notre territoire doit s’accompagner d’une primauté culturelle du christianisme en France.

Ceci n’est pas sans conséquence dans la perception par chacun des voies et moyens qui doivent conduire à assimiler en France les populations nouvelles sincèrement désireuses de s’y fondre.

Nous aurons peut-être l’occasion d’y revenir le 17 septembre prochain, entre autres sujets.

Karim Ouchikh

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