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Certains jours comptent plus que d'autres !

Le jour de l'anniversaire du général Pierre Marie Gallois en est un! Notre « Maître d'Ecole » direz-vous... Mais aussi un jour de témoignages, de rencontres et de reconnaissance qui se voulait un jour d'espérance! Ne jamais désespérer de la France! Et quelques uns de se retrouver autour d'un homme d'exceptions, au-delà de nos « différences », tous unis dans notre amour en partage, de la France!

Bien plus qu'une leçon d'histoire: une leçon de vie, de services...

Le 29 juin 2009, les « tuitans » du général Pierre Marie Gallois! Fêtés avec deux jours d'avance...

A chaque fois la même émotion, toujours jeter un œil sur la cour de l'immeuble et de sourire aux décors qui ornent les murs. La « pâte » du Général, non pas aux commandes d'un bombardier « lourd », mais tenant le pinceau...

Le hall avant d'attaquer les marches, à main gauche, saluer le grand tableau: Louis XIV au siège de Dunkerque!

Pousser la porte déjà entrouverte...

Se préparer... Le regard bleu perçant du « géant » ne saurait tarder!

Jour de fête! « Tuitans »!

Les premiers amis sont là, les sourires ne se contiennent pas! Des sourires de fidélité, de reconnaissance... Comment témoigner de notre gratitude? Tout simplement, avec nos mots, avec nos gestes pudiques d'affection.

La crinière d'argent de Komnen Becirovic rivalise avec les rayons du soleil qui ont tenu à être du rendez-vous! C'est toute l'affection de la Serbie qui est présente...

Henri Fouquereau témoigne de tout le Forum pour la France. Comment en aurait-il pu être autrement? Un « Forum » fondé en 2003, pour lequel le général Gallois n' a pas compté sa peine, son travail...

Un grand passeur de mémoires est présent. Six années de travail, de recherches et d'analyses...

Le chercheur, l'homme d'un livre, plus qu'un livre une « somme »! 750 pages...
« Pierre Marie Gallois – Géopolitique- Histoire-Stratégie ».

Nos lecteurs ont déjà reconnu Christian Malis.

Les fidèles de l' « ombre », toujours à l'écoute, en charge du quotidien, veillant sans relâche afin que le Général puisse travailler, s'informer, recevoir... Rien de ce qui se passe, de ce qui se fait, ne pourrait se faire sans eux. Que ce jour soit aussi un jour où nous leur témoignons notre reconnaissance et notre affection!

Et un ami de toujours du Général, un homme du temps long  de notre histoire, un homme de tous les combats, de toutes les « prospectives » aussi... René Bloch.

D'accord sur tout? Des hommes qui ont qui ont dit « non » aux heures d'abandon... Des différences? Oui. Des désaccords? Oui. Mais toujours la France...

Des mots de reconnaissance, d'affection... Des bilans aussi...

Témoigner! Transmettre!

Et offrir la « réplique » à notre « Maître d'Ecole » qui toujours ne s'est jamais départi de sa belle humeur, qui s'est être oh! combien facétieuse! Lui offrir quelques ouvrages...

Si deux sont « érudits »... le troisième se voulait clin d'œil à de longues joutes: De la libération de la France... juin 1944... Raymond Aron! Et l'ouvrage bien que bien « habillé » ne pouvait pas ne pas arracher un vif sourire au Général! Des années de joute... Et ce n'est pas Christian Malis, auteur de « Raymond Aron et le débat stratégique français (1930-1966) » qui nous contredira...

Grand jour...

Mais nous avions tous les oreilles dressées au coup de sonnette qui retentissait alors...

« Ah! Vous m'avez fait bien souffrir! »

Pierre Marie Gallois bourreau? Madame Marie-France Garaud se joignait à nous.

Temps fort. Union sacrée pour la France! Mais... j'entendais alors en secret les heures d'enregistrements que le  Général nous a consacrées et le point sur lequel toujours il revient... : la faute, la très grande faute... L'élection du président de la république au suffrage universel... Vous y ajoutez la puissance de la télévision...
Mais ce n'était pas le jour de rompre des lances. Affectio!

Et toutes ses « passions » de la France, toutes ces volontés toujours dressées afin qu'elle ne meure pas, entendaient être « Françaises » de la tête au pied mais aussi du bout des lèvres!

Trinquons! Champagne!

Et me revenait en mémoire la belle phrase du capitaine-lieutenant des Mousquetaires, avant que d'aller se faire tuer devant Maastricht... « Trinquons à la santé du roi! » D'Artagnan...

Poursuivre autour de la belle table... Bien plus que les bulles du champagne, l'esprit français fusait de toutes parts, il est vrai, conduit au pas de charge par Madame Marie-France Garaud...

La sonnette se faisait-elle muette? Une chaise restait-elle vide?
Monsieur le Ministre, qui avait comme il se doit averti de son retard,  prenait place...
Monsieur Jean-Pierre Chevènement...

La salle à manger débordait de « chaleur », de sourires! Tous coupe en main:
Bon anniversaire « Mon Général »!

Reconnaissance, témoignage de fidélité... Serions-nous rattrapés pas une inclination pour l'idolâtrie?

Non!

La France, l'esprit français, portés au plus haut par un homme, Pierre Marie Gallois, que nous tenions à honorer!

Aussi, notre ami Komnen Becirovic ne se fit pas prier deux fois pour apporter son témoignage.

Et le Général toujours facétieux de craindre des yeux l'épopée...

 

Chaque fois, depuis plusieurs années, à l’approche de l’anniversaire de notre vénérable hôte, en cette fin de juin, je suis hanté par de hautes images.  Ainsi, de notre avant-dernière rencontre en pareille occasion, s’imposait à mon esprit l’image du personnage d’Eviradnus de la Légende des siècles, ce chevalier errant, sans âge, qui par son glaive et par sa lance fait triompher la justice sur l’injustice, le bien sur le mal, le bienfait sur le méfait.

Certes, notre auguste hôte ne dispose pas de telles armes, mais il use d’armes plus redoutables encore, celles de l’esprit, celles du Verbe fustigeant l’infamie, condamnant le crime, dénonçant le mensonge, défendant la cause juste des peuples jetés en proie aux forces du mal. Et Dieu sait s'il a eu toutes ces années beaucoup à faire!

Cependant, force est de constater que, parmi tout ce qu’il prêchait dans le vacarme étourdissant des médias au service des politiciens qui compensaient leur incapacité et leur indignité par la méchanceté et par l’assouvissement des intérêts sordides, comme ce fut et ne cesse d’être le cas des Serbes et des Irakiens soumis au martyre; il a également prophétisé le redressement de la Russie, la montée de la Chine et de l’Inde, pays milliardaires en vies humaines, comme il dit, et c’est chose faite. Il n’a cessé d’essayer d’éclairer les aveugles sur cette tour de Babel que constitue l'Union européenne telle qu’on est en train de l’édifier sur la destruction des nations, soit par leur dissolution dans le magma européiste, soit par la mauvaise gestion des économies qui a conduit à la catastrophe actuelle.

Bref, je dirais, mon Général, que si, sur le plan temporel, vous incarnez la longévité, sur le plan historique vous incarnez la conscience.

Chacun connaît suffisamment les idées de notre vénérable sage pour que je continue de m’y étendre. Toujours est-il qu’il y a un an, en venant lui souhaiter en pareille réunion son 97ème anniversaire, j’avais présente à l’esprit une légende serbe d’après laquelle les aigles rajeunissent avec l’âge, car comment autrement expliquer leur longévité ?

Et cette image convient parfaitement à notre Général au propre et figuré, non seulement par sa jeunesse d’esprit et sa large vision des affaires du monde, mais aussi parce que, en tant qu’aviateur, il a plané bon nombre d’années dans les airs.

Aujourd’hui, je suis venu habité par la vision d’un vieux chêne de montagnes qui a résisté à l’assaut des éléments, comme notre hôte résiste aux assauts de l’âge et aux épreuves de la vie auxquels tout homme se trouve confronté.

Il a fallu l’ennui de santé qu’il a connu ce printemps pour qu’il soit secoué,comme un chêne, frappé par la foudre, est ébranlé, mais pas abattu : bien au contraire, il tient toujours debout.

De même notre vaillant hôte a résisté à l’épreuve qu’il a traversée. Lorsque je l’ai vu, le 30 mai dernier, peu de temps après sa sortie de l’hôpital, assis près de la fenêtre de son bureau, sur son visage éclairé par le soleil déclinant, et dans son regard bleu, se lisaient une sérénité et une paix, signe qu’il avait, grâce à la force de son esprit, surmonté le mal, comme il continue à le faire. Et la preuve en est son activité qui semble se poursuivre : il a publié le mois dernier un livre sur quelques « Revanches » de l’Histoire, il s'est rendu le 3 juin aux éditions « L’Age d’Homme » pour le signer, il est intervenu sur Radio Courtoisie, il continue de rédiger ses textes et de communiquer avec ses amis à leur plus grande joie.

Et le 17 juin 2009, avec le Général, nous avons repris la Normandie!

C’est qu'en la personne de notre auguste hôte se vérifie la parole de l’Evangile que je retourne un peu: la chair est faible, mais l’esprit est fort. Si bien que je forme mes vœux et les vœux de nous tous, pour que vous continuiez, notre Général, de demeurer parmi nous et que, dans un an, nous nous retrouvions autour de vous dans le même amour, dans la même admiration et dans la même affection respectueuse que nous éprouvons pour vous aujourd’hui.

Le vieux chêne que vous êtes, mon Général, continuera à résister !

Joyeux anniversaire !

« ….sur son visage éclairé par le soleil déclinant, et dans son regard bleu, se lisaient une sérénité et une paix, signe qu’il avait, grâce à la force de son esprit, surmonté le mal, comme il continue à le faire. »

Sérénité? Madame Marie-France Garaud avait failli en avaler la constitution de la Ve!... Le Général tient et retrouve ses forces par la colère! Qu'on se le dise...

Toujours garder à l'esprit que « Eviradnus » se décline aussi au féminin. Un grand merci Madame!

« Géopolitique- Histoire-Stratégie »?

Christian Malis était mieux que quiconque l'homme de la situation!

Nous sortir du labyrinthe dans lequel nous risquons d'être enfermés?

Sujet trop grave pour que nous vous le livrions en quelques mots. Vous faire découvrir, six années de travail, vous donner une envie irrésistible de lire et relire 750 pages... Un travail auquel nous sommes attelés depuis plusieurs semaines... Un peu de patience. Merci Christian Malis!

Le tour d' « horizon » était-il fini?

Monsieur le Ministre de la Défense ne pouvait pas rester silencieux...

« … merveilleux exemple d'intelligence anticipatrice, de ténacité, d'opiniâtreté... Pas besoin dire qui est le général Gallois,  nous le savons tous...  il aura marqué son temps  et, rien que du point de vue de la stratégie j'ai toujours été frappé de l'ampleur de vue du général Gallois, la dernière fois que je l'ai vu, il n'y a pas très longtemps, il y a quelques semaines, nous parlions de l'Asie de la montée des pays à très bas coup salarial, de la concurrence qu'ils représentent et je dirais de l'effacement de l'Europe... mais je suis persuadé et, en levant mon verre à votre santé mon Général, je vais vous dire que nous faisons le vœu tous ensemble de continuer votre combat, de le mener au service de notre pays, la situation actuelle n'est pas pire qu'en 1940, quand vous avez rejoint la Royale Air Force... la situation actuelle est évidemment  très difficile, nous l'apprécions tous à sa juste valeur, mais en suivant votre exemple et en gardant intacte l'intelligence de l'avenir, et il y en a plusieurs autour de cette table qui le font mieux que moi d'ailleurs, je pense à Madame Garaud,

je pense que nous œuvrerons dans la suite de ce que vous avez fait, pour tout simplement que vive la France, parce que vous êtes avant tout pour nous un grand patriote français.

Et j'ose dire un grand homme.

Si vous aviez vécu à la Renaissance vous auriez été un nouveau Léonard de Vinci, vous êtes peintre, architecte, vous avez fabriqué des machines militaires comme Léonard de Vinci; finalement c'est la guerre qui vous a tourné vers  le métier militaire, mais autrement vous auriez pu faire encore beaucoup d'autres choses!

A votre santé Mon Général! »

Pierre Marie « Léonard » Gallois!

Nous étions tous « sourires »... Et de voir défiler les œuvres du Général.

La soirée s'avançait à pas feutrés. Se quitter? Il le fallait...

Témoigner encore une fois.

Et avant que de nous séparer et vite  nous remettre tous au travail...
Une photo de « famille »... mais nous la gardons pour nous... Et le Général!

Bon anniversaire à notre « Maître d'Ecole »!

Portemont, le 28 juin 2009

P.S. Nous vous ferons partager quelques grands « échanges » survenus lors de cette journée sous peu...

Des absents lors de cette grande soirée? Certes...

Mais Paul-Marie Coûteaux avait tenu, par la pensée, à être présent:

A l'attention du général Pierre Marie Gallois,

Mon Général,

« Il est toujours étonnant de constater combien les êtres diffèrent devant la vérité : la plupart tiennent qu’il n’y a pas de vérité du tout, qu’une chose est généralement aussi vraie que son contraire, et qu’un universel scepticisme est la règle de la pensée, si même il s’agit de pensée; d’autres, quand ils aperçoivent une vérité et la tiennent pour établie, s’en détournent bien vite, devinant ce qu’elle représente pour eux de charges et de responsabilités ; d’autres encore, quand ils acceptent d’endosser une vérité, ne vont pas au delà : ils la répètent, s’impatientent quand leurs interlocuteurs ne la partagent pas, et abandonnent la partie, sans même en chercher d’autres. Il y a aussi de beaux esprits revenus de tout qui gardent pour eux les vérités qu’ils ont grappillées au long de leur existence.

L’un des traits les plus remarquables du général Gallois est qu’il a, lui, devant la vérité tous les courages : celui de la chercher, et quand il en tient pour acquise, d’en chercher encore d’autres; le courage, aussi, de ne pas se détourner, de les regarder en face, aussi graves, cruelles ou menaçantes soient-elles ; le courage, enfin, de les dire, de dire sans détours, par exemple, que la France va mal, très mal, et qu’elle est en train de sortir de l’histoire ; il a même le courage de l’écrire et de la faire partager, cette vérité, par la plume, par la parole, par l’inlassable persuasion avec ce talent de pédagogue qui marque les plus grands esprits.

De la vérité, le Général Gallois a même fait un Devoir suprême, ce « devoir de vérité » qui donne le titre à l’un des plus précieux de ses livres. Aucun de mes professeurs, aucun de mes maîtres ne m’a jamais donné une leçon aussi forte, et peut-être aussi dure, dans les temps que nous vivons : chercher, regarder en face, et dire la vérité de notre temps, voilà bien pourtant ce qu’il a appris à tous ceux qui l’aiment, par quoi il nous a tous ennobli.

Je me souviens qu’un jour, quand nous enregistrions une série d’émissions pour France Culture, le Général avait eu le courage, l’audace même, d’avouer que, rentrant d’une mission de bombardement au dessus de l’Allemagne, il ne pensait pas tant à sa vie, qu’il avait mise en jeu comme lui et ses compagnons à chacune de leurs sorties, ni même à la vie des malheureux que les bombardements savaient atteints, qu’il ne se désolait surtout que des nombreux animaux morts sous les bombes, les vrais innocents victimes de la folie guerrière. En somme, il aimait davantage les animaux que les humains misérables qui avaient agressés son pays. C’était un propos scandaleux ; mais c’était la vérité ; et la vérité, il fallait la dire.

Les Evangiles enseignent que la Vérité rend libre ; et vous, mon Général, vous enseignez, par votre patiente, et je dirais votre patiente longévité, que la vérité fait vivre et même que, ceux qui ont le courage de vivre avec elle, elle les fait vivre éternellement. Bon anniversaire, mon général, vous que le courage de la vérité a rendu une fois pour toutes immortel ! »

Paul-Marie Coûteaux
Le 27 juin 2009

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