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On tente toujours de définir ce qui nous manque…

Et il convient ensuite de nommer des coupables…
Alors qu’en est-il de l’identité nationale ?
Notre ami et compagnon d’armes Bernard Lhôte s’insurge…

Par quoi notre identité nationale a-t-elle été forgé ? Notre histoire répondront certains et nous ne les contredirons pas. Mais notre histoire s’est appuyée sur un principe fondateur : Notre Indépendance !

Merci Bernard.

Portemont, le 10 juin 2007

Pour un ministère de l’Elite et de l’Identité nationale

L’immigration n’est pas cause de l’effacement de l’identité nationale. Les difficultés d’intégration ne sont qu’une des conséquences de cet effacement, essentiellement dû à un sabotage systématique de ce qui fonde et singularise cette identité.

Quel est ce principe fondateur de la France ? Qu’est-ce qui rend extraordinaire son Histoire ?

L’Indépendance !

On ne le répètera jamais assez :
France et Indépendance non seulement riment
Mais sont synonymes !
Réduire celle-ci revient à amoindrir celle-là.
On ne le répètera jamais assez :
L’indépendance est à la France ce que la neutralité est à la Suisse. La papauté au catholicisme, la Bible au peuple juif, son écriture à la Chine…

Il faut n’avoir aucune intelligence de l’histoire de notre pays pour ne pas comprendre que la crise identitaire dont nous souffrons était inéluctable dès lors que d’indivisible sa souveraineté tombait en indivision.

Or, qu’on sache, ce ne sont pas les immigrés les responsables de la politique du Tout-Europe, du tout et par l’Europe. Ce sont les « élites » politiques, financières, intellectuelles, religieuses, plus ou moins à l’encontre des Français.

Depuis un demi-siècle, ces « élites » ont mené un travail de sape du patriotisme sous prétexte d’antinationalisme, un travail d’enlaidissement de l’image de la France, de dévaluation de sa réputation. Elles se sont acharnées à nous dégoûter de notre pays et de nous-mêmes.

C’est qu’un peuple français ayant confiance en la France, fière de son Histoire, et convaincu de ses chances d’avenir, ne se serait pas résigné à sa dilution dans le magma européen.

Afin de rapetisser la nation, afin de ternir son prestige, il a fallu déformer la mémoire de son Histoire, en ne l’enseignant carrément plus, et en la salissant par des repentances injustifiées et, de plus, anti-démocratiques.

Les immigrés ne sont pour rien dans cette opération de disqualification qui porte atteinte au charisme de la France, à ses pouvoirs d’attraction, de communion, d’intégration.

Sont responsables, et coupables, les élites, de gauche comme de droite !
Depuis longtemps les « zinzintellectuels » de gauche ont renoncé au culte républicain de la nation au profit d’un universalisme béat qui leur fit embrasser majoritairement l’internationale communiste, ou minoritairement l’internationale fasciste ; puis massivement, à la suite de la déconfiture de ces grands bazars idéologiques, ils se sont repliés sur l’européisme, avatar, avorton des internationalismes défaits.

« Tout plutôt que la France » est la devise de ces collabos obsédés de préférences étrangères.

Quant aux élites de droite, parlons-en ! Il y a belle lurette qu’elles troquèrent le patriotisme, valeur prêtée à leur camp, contre les valeurs boursières. Acharnées à dénationaliser les entreprises publiques pour se les adjuger, elles se sont dénationalisées elles-mêmes. Elles ne croient plus en la France. Imbues de leur importance, elles la trouvent trop petite, indigne de leurs immenses talents. Les agitations récentes du drapeau tricolore ne sauraient leurrer. Ultra-européistes et /ou atlantistes, financièrement émigrés, le portefeuille en Suisse et le cœur à Bruxelles, elles travaillent sciemment et visiblement à la mise à la retraite de notre pays dans cette résidence du troisième âge pour vieux peuples fatigués de leur Histoire, qu’est l’U.E.

Leur prosélytisme en faveur de l’usage généralisé du parler anglo-américain, dans les instances européennes comme dans leurs propres entreprises, est symptomatique de leur répudiation de la France, et ne les qualifie absolument pas pour donner des leçons de français aux immigrés.

En conclusion ?

Il s’agit beaucoup moins d’intégrer des étrangers que de réintégrer des indigènes en rupture de ban national.

Un ministère de « l’Elite et de l’Identité française » serait plus pertinent que celui de l’Immigration, un trompe-l’œil destiné à offrir en pâture des boucs émissaires aux français déshérités de la dignité de l’être.

Au moins ce déplorable truc, a-t-il le mérite de reconnaître l’existence d’un trouble identitaire. Pour l’une des plus anciennes nations du monde, et l’une des plus glorieuses, c’est un comble !

Bravo la République…

Bernard Lhôte
Auteur de : « Les Charmes du Charisme »
Editions Desclée de Brouwer.

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