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Au pied d’une Montagne…

Notre ami Rodolphe Clauteaux nous fait encore un beau cadeau. Les lecteurs occasionnels de « L’Itinérant » le découvriront. Faire mémoire d’une Montagne…

Le Sermon sur la Montagne par Carl Heinrich Bloch.

Nous pouvons aussi nous souvenir d’une montagne à laquelle Sainte Geneviève a donné son nom… La barbarie frappait à notre porte… Et nous pouvons aussi penser au Mont Saint- Michel.

Notre pays est riche en belles montagnes et monts. Des collines aussi comme celle de Vézelay…

Mais nos montagnes, monts et collines se sont toujours inclinés humblement devant la Montagne…

Merci Rodolphe de ce rappel.

Et à tous nous disons courage, en attendant le Prince qui vient !

Portemont, le 12 mai 2007

Hommages respectueux au nouveau chef  de l’Etat

«  Les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. »

 Nous avons donc, aujourd’hui, le chef d’Etat que nous avons mérité.

Eh oui. Mais si !

Nous l’avons mérité. Nous.

Parce que personne, dans notre réalité, notre histoire, les jours passés,
présents et à venir, n’a mérité, ne mérite, ni ne méritera la France et les Français. On ne mérite pas la grâce. On ne mérite pas la vie. On ne mérite pas la France. Ce sont des choses trop grandes, trop belles, trop totales, pour qu’un mortel puisse les mériter !

C’est donc nous, le peuple en général, nous, le petit peuple en particulier, qui méritons le chef que nous venons de mettre à la tête de notre République.
Que nous venons d’asseoir sur ce Trône sans roi.

Alors ! Chef ! ces cinq ans qui viennent, vous allez en faire quoi ?Le futur restant un mystère, probablement même pour Dieu depuis qu’il a introduit dans sa Création une dose de proportionnelle, la liberté, parlons plutôt de ce que nous désirons que vous soyez.Chef de l’Etat, chef de la France, et, en quelque sorte, chef des Français, vous savez bien, qu’en fait, vous n’avez été élu que par, grosso modo, une moitié de vos compatriotes. Or vous avez, pour ces cinq ans à venir, le devoir, absolu, de vous comporter en tant que chef de TOUS les Français.

Oubliez les partis. Oubliez la Droite ou la Gauche. Vous êtes dorénavant autant de Drauche que de Groite, vous présidez TOUS les Français.Oubliez ce que vous avez appris à l’Ecole Nationale d’Administration. Il ne s’agit plus maintenant de conduire des hommes, pour qu’ils accomplissent le mieux possible (à votre point de vue) une tâche précise, mais de conduire une nation. Ce qui est tout à fait différent. Une nation, un pays, un peuple, c’est un peu comme le conjoint dans un mariage. On ne le conduit pas, on ne le dirige pas, on ne le commande pas. Il n’exécute pas nos ordres. On essaie, à ses côtés, d’organiser la vie commune au mieux. Oh ! je sais, cet autre soi même a des limites. Il n’aime pas comme il devrait, il ne raisonne pas comme il pourrait, il ne réagit pas comme on s’y attendrait.

Mais c’est comme ça. Faut faire avec. Alors il faudra que vous fassiez avec nous.
Vous souvenant que nous sommes un vieux peuple. Nos rois ont eu une légitimité si ancienne qu’elle ne peut se comparer, peut-être, qu’à celle des empereurs du Pays du Soleil Levant. Et le sang, les larmes, la sueur qui ont coulé à flot durant les années torrides de la Révolution de 89, lors de celles de 1830 et de 1848, au cours des longs mois de la Commune martyrisés, la fidélité à une certaine idée de la France des Poilus de 14, et des Résistants des Années Noires, ont marqué nos nerfs, forgé notre âme héréditaire, à jamais. Sans oublier la grande fête de la Liberté, que furent les journées de Mai 68.

Ne nous brusquez donc pas, écoutez-nous. Sachez, que, finalement, même si nous sommes bien habillés, bien nourris, habitons dans un beau quartier, nous savons que la France est la maison des Petits et des Humbles du monde.
Nous savons que notre vocation, au-delà des désirs immédiats de quelques gros, de quelques gras, a commencé son chemin au pied d’une certaine Montagne y écoutant un certain Sermon.

Ah oui, j’oubliais : Bon courage !

Rodolphe Clauteaux

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