dimanche 30 avril 2017

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William Shakespeare se retournerait dans sa tombe !

La grande machine à détruire notre civilisation est en marche. La liste des complices actifs est longue.
Monsieur Thélot figure en bonne place.
C’est un devoir de diffuser l’appel de Dominique Daguet:
“Pour la langue française”
Les Manantes et les Manants du Roi ne se déroberont pas.

Appel pour une nouvelle résistance

Nous sommes quelques-uns, peu nombreux, qui viennent d’apprendre avec stupeur que le rapport Thélot recommande, dans son rapport sur l’enseignement (qui, entre parenthèses, ne nous à rien appris de neuf sur la crise de l’enseignement en France, rien que nous ne sachions hélas depuis trente ans), la fin du doublage des films en anglais pour en quelque sorte « forcer » les Français, même s’ils ne le veulent pas, à apprendre l’anglais dit « de communication internationale ». Monsieur Thélot, par-fait inconnu il y a peu, veut donc obliger les Français de concourir malgré eux à la mort de leur cinéma comme de leur langue ? De quel droit nous propose-t-il de par-ticiper à l’assassinat de la francophonie par ce tour de passe-passe ignoble ?

Sommes-nous donc à ce point colonisés par l’Oncle Sam ? Dès 1946, le cher symbole a lancé l’entreprise de soumission en obtenant, sans droit de retour, l’obligation pour la France de programmer un quota très important des productions issues de ses « in-dustries culturelles », donc de disques et de films : sachant fort bien que lorsque nous saurions tout de sa langue et de ses mœurs et de sa richesse nous ne pourrions pas résister à ses offensives commerciales. Une telle décision, si par malheur le gouver-nement des Français, auquel nous n’avons certes pas donné de mandat pour qu’il nous inféode toujours davantage à la Super-Puissance, participerait dramatiquement à rendre irréversible l’effacement international de notre langue et à rejeter sur le bas-côté de la route du futur ce qui peut encore aujourd’hui être appelé la civilisation française.

On assiste depuis quelque temps à une offensive de notre propre gouvernement pour que les petits Français apprennent tous l’anglais dès le primaire et pourquoi pas dès la maternelle. Certes, on parle des « langues étrangères » en général, mais en réalité 95% de notre progéniture sont poussés vers l’anglais comme les bœufs le sont à l’abattoir. Car c’est un abattage culturel à l’échelle du monde auquel participe notre peuple, sans avoir été consulté sur le sujet, sans avoir décidé quoi que ce soit qui aille dans ce sens, sans évidemment avoir compris quoi que ce soit à ce qui se passe puis-que jamais informé : cette entreprise en effet aboutira, si nos concitoyens laissent faire, à une démission généralisée dans toute l’Europe et de ce fait à la fin program-mée de l’utilité de toutes nos langues au seul bénéfice de l’anglais, dont on connaît certes les qualités mais aussi les graves lacunes.

Si le gouvernement des Français continue sur cette lancée néfaste et mortifère, il fau-dra que s’unissent les intellectuels de ce pays, qu’ils soient de droite, de gauche ou d’ailleurs important peu, l’essentiel étant qu’ils participent au sauvetage décisif de qui est notre héritage le plus sacré en tant que peuple et que nous n’avons stricte-ment aucun droit de dilapider pour complaire à la puissance dominante de ce monde qui, à elle seule, alors qu’elle ne représente que 6% de la population mondiale, dis-pose de plus de 50 % des richesses de la planète. Nous n’avons pas à nous mettre à genoux devant le veau de dollars, mais à bâtir une société qui ne sera pas contrainte de voir et comprendre notre monde par l’unique filtre de la langue anglaise : car alors ce filtre deviendrait un filtre réducteur capable de nous aveugler pour toujours.

Dominique Daguet, écrivain
Prix Lucian Blaga au Festival International de Cluj (Roumanie)
pour l’ensemble de son œuvre.

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