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Le débat sur l’entrée de la Turquie dans l’UE est un combat d’arrière-garde

A mon avis, une question plus fondamentale que l’entrée de la Turquie, devrait être posée. L’Union Européenne existe-t-elle? Je commence à en douter, quand on voit les délocalisations souvent injustifiées qui se sont produites à l’intérieur de l’UE. Drôle d’Union qui aboutit à une guerre économique sans merci ! Aujourd’hui, certaines usines délocalisées (en Irlande, par exemple) partent vers des pays hors UE, là où les salaires sont encore moins élevés. Mais c’est toujours les contribuables des pays touchés qui doivent payer les pots cassés, c’est à dire, indemniser les nouveaux chômeurs. Depuis longtemps, des Industriels vont implanter des unités de production dans les pays qui leur offrent un marché intéressant. Comme toujours, jusqu’à un certain niveau, il n’y a rien à redire. Mais trop est trop. Actuellement, le mouvement s’accélère et menace de plonger certains pays, comme la France et l’Allemagne, dans une récession mortelle.

Inversement, les frontières des Marches de l’UE n’étant pas très bien gardées (et c’est peu dire), les trafics illégaux en tous genres prennent une dimension ahurissante. Les douanes estiment à 250 tonnes, la quantité de drogue dure qui entre, chaque année, dans l’UE. Quant au cannabis, n’en parlons pas, il remplirait des dizaines de poids lourds. De fait, il est impossible de contrôler les milliers de camions qui entrent, chaque jour, de tous côtés et notamment par le sud de l’Espagne. Il y a aussi le trafic d’êtres humains : clandestins venant chercher du travail (ou des allocations) et pire, jeunes femmes soumises à des activités avilissantes et à la cruauté de leurs proxénètes.

D’autre part, il y a un énorme télescopage entre l’UE et l’OMC qui exige une concurrence internationale quasi illimitée et qui fait de l’UE, un véritable panier percé. Nous reviendrons tôt ou tard à une réglementation qui mettra fin aux agissements des chevaliers d’industrie et autres prédateurs qui ont phagocyté l’Economie, dans le seul but est de faire du fric, au détriment des populations qu’ils rançonnent sans scrupules. Il faudrait avoir le courage de reconnaître que l’Economie Européenne et mondiale fonctionne comme une circulation routière sans code de la route.
Dans ces conditions, une organisation équitable des échanges internationaux, n’englobant que certains secteurs et permettant ainsi à chaque pays, de sauvegarder les activités économiques essentielles à sa survie, me paraît indispensable. Le grand melting-pot économique actuel n’a pas beaucoup d’avenir, tant au niveau Européen que mondial. Plus on tardera à s’en défaire, plus la pente à remonter sera raide. Alors, si nous ne voulons pas que les frontières de l’Europe se referment brutalement, comme des huîtres à marée basse, nous devons revoir entièrement l’organisation de l’Economie Européenne et mondiale, dans le sens du partage évoqué plus haut. Il est fort à parier que les textes qui fixeront cette réforme, seront d’une limpidité totale. Au contraire, le texte de la Constitution si tortueux, voire tordu, qu’il est pratiquement incompréhensible d’après une déclaration péremptoire de Cohn Bendit sur France-Inter, courant Octobre. Cela ne l’empêche pas de prôner le OUI. Il est vrai que ce trublion n’en est pas à une contradiction près. Mais pour une fois qu’il dit quelque chose d’intéressant…

En fin de compte, c’est la conjoncture qui va nous mettre tous d’accord. Avec un baril de pétrole en folie, nous ne pourrons pas continuer longtemps à acheter à des milliers de kilomètres, certains biens de consommation courante qui pourraient être fabriqués localement, avec une rentabilité largement suffisante grâce aux économies d’énergie et d’argent réalisées sur le transport et grâce à une technologie moderne qui est prête à l’emploi, depuis belle lurette.

M.E. (Génération Ecologie 74)., le lundi 1er novembre,
en ce jour de la Toussaint, a.d. 2004.

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