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2010 ? 2012 ? 2014 ?

Il ne s’agit pas d’un calendrier électoral de plus. Vous voilà rassurés !
C’est de « Galileo » qu’il s’agit. Nous aurions pu tout aussi bien vous entretenir du monstre du Loch Ness…

« Galileo » Vue d’artiste

Rappelons que le projet a été conçu en 2002 par l’Union européenne sur la base d’un partenariat public-privé. Ce système de positionnement par satellite se voulait un sérieux rival du « Global Positioning System » développé dès les années 1980 par l’armée américaine, disponible aujourd’hui librement sur toute notre bonne vieille planète et dans tout l’univers !

Le marché du GPS est juteux : plus de 20 milliards de dollars par an.
Cinq après son lancement, « Galileo » est embourbé dans les méandres européens.
Un seul satellite expérimental a été lancé.

Vous dire que le budget s’est envolé est un euphémisme.

Le financement reposait pour un tiers sur le contribuable, vache à lait de service, et le solde était à la charge des sociétés du consortium, usine à gaz montée pour la circonstance : « EADS », « Thales » et « Alcatel-Lucent » pour la France, « Finmeccanica » pour l’Italie, « AENA » et « Hispasat » en Espagne, « Inmarsat » chez Albion et « Deutsche Telekom » pour la Teutonie.

Bien sûr, il manque des sous. Et que font les joyeux partenaires ? Ils réclament des gros sous à l’Union européenne…

Les « spécialistes » ne sont pas des tendres. La bonne solution serait de mettre la clef sous la porte et de tout arrêter !

Prétextant que les Etats-Unis pourraient nous couper les signaux de leur GPS, l’Union européenne s’entête avec toujours les mêmes arguments : « Galileo » est un formidable projet, précédant un grand projet européen de l’espace… qui sera comme il se doit créateur d’emplois !

Aujourd’hui, Russie et Chine proposent des alternatives intéressantes et le GPS du Bushland est devenu aussi précis que ce que promettait « Galileo »…

Le projet « Galileo » qui devait être un véritable projet commercial n’est plus. Et les grands industriels européens n’y voient qu’un intérêt : pomper des subventions aux gouvernements européens. Ah ! la belle rupture. Et l’ami de notre Président, Monsieur Lagardère, n’est pas le dernier pour tendre la sébile.

Les conclusions de la présidence du conseil européen de Bruxelles des 21 et 22 juin 2007 laisse présager un bel avenir :

36. Le Conseil européen réaffirme l'intérêt de Galileo, qui constitue un projet essentiel de l'Union
européenne, et il demande au Conseil de prendre une décision concertée sur sa mise en œuvre à l'automne 2007.

Selon le calendrier initial, le premier satellite « Galileo » devait prendre l’air en 2010. Les prévisions officielles le reportent à 2012 et les analystes le voient plutôt en 2014…Pour un tel bide, il n’y a pas d’urgence !

La France ne sait plus depuis longtemps choisir ses partenaires.
(Lectures encourageantes de « Challenges » numéro 81)

Portemont, le 6 juillet 2007

Navigation par satellite : Galileo survivra-t-il ?
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Il aurait dû être la réalisation phare de l'Europe technologique. Mais le projet de GPS européen, à caractère exclusivement civil et tant espéré par l'industrie et tout ce qui touche aux transports, peine de plus en plus à maintenir la tête hors de l'eau.

En 2003, c'était la quasi-euphorie lorsqu'il fut convenu que la phase de développement et de mise à poste des trente satellites de Galileo serait financée à hauteur d'un tiers par l'Europe, des deux tiers par le secteur public. Et c'est apparemment sans réserve que les huit principaux acteurs industriels, à savoir Alcatel, Thales, Immarsat, EADS, Aena, TeleOp, Hispasat et Finmeccanica en acceptèrent le principe… du moins dans les intentions. Car c'était sans compter sur la concurrence effrénée que devaient ensuite se livrer les états pour obtenir les infrastructures au sol, ni sur la frilosité des firmes à mettre la main au portefeuille en vue d'un retour financier certes confortable, mais non immédiat.

Lassée d'attendre, la Commission Européenne a décidé le mercredi 16 mai dernier de reprendre le projet en mains et d'en financer la totalité jusqu'à la mise en orbite de la constellation. "La Commission démontre que la mise en place de l'ensemble de l'infrastructure initiale, pilotée et financée par le secteur public, s'avère le plus avantageux, le plus réaliste et, à terme, le moins coûteux", annonce-t-elle officiellement. N'empêche, ce petit jeu de ping-pong entre industriels et gouvernements aura fini par gonfler le prix de revient du projet de 1,5 à 3,4 milliards d'euros… que le contribuable règlera.

"L'Europe a besoin d'un système de radionavigation par satellite européen comme infrastructure essentielle pour assurer des applications cruciales comme le contrôle des frontières, la logistique des transports, les opérations financières ou encore la surveillance des infrastructures critiques d'énergie et de communication", a déclaré Jacques Barrot, Commissaire Européen aux Transports. Et de fait, si l'on se fie à la prospective du programme, on peut estimer qu'à l'horizon 2020, le marché des services liés au projet devrait se situer vers les 276 milliards d'euros et générer 100.000 nouveaux emplois.

Mais cette décision de financement public doit encore être entérinée par les 27 pays membres à l'unanimité le 7 juin prochain. Il en serait grand temps, car cela permettrait au système de radionavigation de démarrer effectivement en 2012 (avec quatre ans de retard…), alors que la nouvelle génération des satellites GPS américains devraient être opérationnels en 2013.

Source : Futura-sciences.com


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