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L’Europe ?

Un avant-goût des ténèbres… Dix millions d’Européens dans le noir !
Il fallait le faire. Et grâce à l’Allemagne ce fut fait…

Difficile de connaître le nombre exact de personnes qui se sont retrouvées dans le noir, mais le chiffre de dix millions est avancé.

L’origine de la panne est sujette à caution. Les Allemands nous mènent-ils en bateau ?

Une ligne à très haute tension aurait dû être mise à l’arrêt afin de permettre le passage d’un bateau…quelque par dans le nord-Ouest de l’Allemagne.

Soit.

Afin d’éviter une coupure générale le système de délestages automatiques a bien fonctionné. Et donc jusqu’au Portugal et en Croatie en passant par la Bretagne bien de chez nous, l’Italie ou l’Autriche, les bougies ont éclairé bien des foyers !

Le fond du problème est simple et devrait relancer bien des débats. L’Allemagne a banni le nucléaire et se trémousse avec ses éoliennes à tout vent. Soit. Mais sans l’électricité bien française, qui est, elle, à 80% d’origine nucléaire l’Allemagne broierait bien souvent du noir !

Nous produisons beaucoup d’électricité et Christian Bataille, député et vice-président de la commission des Affaires économiques, se faisait fort de déclarer dans « Le Figaro » du 6 novembre 2006 : « Inutile d’être cocardier, mais au moment de la panne, la France était excédentaire. » Soit. Mais l’interdépendance et la multiplicité des réseaux ne nous rendent que plus fragiles…

Depuis dix ans, les opérateurs électriques européens se chassent les uns les autres afin de « grossir », au détriment des investissements… Et la libéralisation des marchés a entraîné une course… aux parts de marché en « morcelant les responsabilités du fait de la séparation entre les activités de production, de transport et de distribution d’électricité. » Pour dire simple, l’Europe énergétique, c’est un grand foutoir…

A tel point que tous les spécialistes sont au moins d’accord sur un point : « … pour pallier ces risques, qui connaîtront leur paroxysme vers 2010, il faudra massivement investir… Dès 2004, l’économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique estimait qu’il faudrait 1600 milliards d’euros à l’Union européenne pour remplacer ses centrales vétustes et construire de nouvelles capacités… » Joyeuses lectures dans Le Figaro ci-dessus cité !

Pourtant le « bébé Europe électrique » s’annonçait bien. Il était cité en exemple. Mais Bruxelles est passée par là : « … tout s’est déréglé avec l’instauration d’une concurrence dans l’énergie… mais mal pensée, mal maîtrisée. Loin de créer les conditions d’un approvisionnement électrique sûr et peu cher soutenu par de nouveaux acteurs, elle a au contraire instauré la rareté et les sous-investissements. » ( La Tribune du 6 novembre 2006).

Et de peindre le tableau (qui n’est pas électrique) : « Depuis 1997, date de l’ouverture des marchés, les concentrations, à l’image d’E.ON-Endesa ou Suez-gaz de France, vont bon train. Tous se battent à coups de milliards pour gagner en puissance, ériger des barrières capitalistiques infranchissables pour les nouveaux entrants. Mais l’argent dépensé dans les rachats ne l’a pas été dans les outils industriels. »

Pour ne pas trop noircir le tableau, nous n’envisagerons pas l’hypothèse qu’un tel foutoir puisse bien donner quelques idées à de méchantes gens mal intentionnées…

Il nous faudra toutefois attendre quelques mois pour savoir si les effets « bénéfiques » d’une telle panne se feront sentir.

Il paraît que les pannes d’électricité favorisent les rapprochements et que la démographie ne s’en porterait que mieux !

D’un petit malheur pourrait bien « naître » un grand bien !

Léon Areva, le 6 novembre 2006

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