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Dieu qu’elle est belle, l’Europe du courage, l’Europe de la civilisation, l’Europe de toutes les vertus !

Cette Europe a donné le meilleur d’elle-même, mercredi 25 janvier 2006 lors du Conseil de l’Europe tenu à Strasbourg. Elle s’est refusée à juger « les crimes commis par les régimes communistes totalitaires »

Cette Europe, fort soucieuse de toutes les victimes de la planète, voire de l’univers, a craché à la mémoire des 100 millions de victimes du communisme qui ont jalonné la route du bonheur taillée à coups de faucilles et de marteaux, de la Corée du Nord au Cambodge, en passant par la Chine, le Vietnam, les paradis de l’Europe de l’Est sans oublier la belle île de Cuba et quelques havres de paix africains. La liste serait trop longue…

Oui, l’Europe a craché sur la mémoire de millions d’enfants, de femmes et d’hommes broyés par le tapis rouge qui devait les conduire au bonheur.
En effet, le 25 janvier 2006, un doux rêveur, le député européen ( de Suède) Goran Lindblad a soumis au Noble Conseil de l’Europe un texte invitant à une « condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ».

Notez bien que le doux rêveur prenait les précautions d’usage en précisant : « régimes communistes totalitaires »… Les régimes communistes, non totalitaires pouvaient se sentir à l’abri !

Il n’était pas question de fusiller quelques coupables, mais de permettre aux Etats membres issus de l’ancien paradis soviétique, d’attirer l’attention de leurs populations « sur les crimes commis au nom de l’idéologie communiste » tout en suggérant à « tous les partis communistes ou post-communistes qui ne l’ont pas encore fait à condamner ces crimes sans ambiguïté ».

Le président de la vertueuse assemblée parlementaire, en personne, René Van der Linden, avait sorti la brosse à reluire, précisant : « Il ne s’agit pas d’un débat contre les régimes communistes qui ont lutté contre le fascisme. Mais contre des crimes qui méritent une prise de position politique ferme ».
Peine perdue. Le texte du député rêveur a été rejeté, n’obtenant pas la majorité des deux tiers des députés européens…
Cela ne surprendra pas nos lecteurs éclairés !

Le samedi précédant le 26 janvier, à Bruxelles, les représentants de 15 partis communistes et ouvriers européens s’étaient donné rendez-vous pour dénoncer haut et fort un texte qui n’était qu’une « attaque violente contre l’histoire, le présent et l’avenir du communisme ».

Mettant la barre toujours plus haut, les représentants des partis du Bonheur précisaient que ce texte : « minimalise les crimes du nazisme, justifie des attaques impérialistes contre les pays socialistes et pourrait conduire à l’interdiction des Partis communistes ».

L’élite des partis communistes européens était montée à l’assaut dès le mois de décembre 2005. Pour le KKE (Grec), il s’agissait d’une « déclaration de guerre et de persécution des Partis communistes ». Chez le PDS teuton, on parlait d’un « néo-McCarthysme ». Cries d’orfraies chez les communistes hongrois pour lesquels le texte « blesse profondément la mémoire de ceux qui ont combattu des régimes fascistes ».

Et pour nos communistes bien de chez nous ? Le Parti s’est empressé de dénoncer : « une assimilation révisionniste au nazisme. » Nous voilà enfin rassuré. Ils n’ont pas perdu la main…
Après tout, il est normal qu’un communiste rechigne à brûler ce qu’il a adoré. La question n’était pas de faire valoir que peut-être, de bonne foi, des hommes s’étaient trompés. Il y a eu de vrais patriotes, communistes et fascistes qui n’ont voulu que le bonheur de leur prochain…

Mais dans cette vertueuse assemblée, ce qui aura retenu toute notre attention, c’est le cri du cœur du Groupe socialiste du Conseil de l’Europe : « Ce n’est pas au Conseil de l’Europe mais aux historiens de se prononcer. »
Et le fond d’une telle pensée est développé par le député socialiste espagnol, Luis Maria de Puig : « Ce texte condamne un peu plus que les régimes totalitaires. Il condamne aussi des hommes idéalistes, qui se sont battus pour la liberté et dont certains sont dans cette assemblée. » Les idéalistes ont bon dos. Pour un peu, la Société protectrice des Animaux devrait demander la réhabilitation d’Adolphe Moustachu. Il aimait tant les bêtes ! Et n’oublions pas que les premières vrais lois protégeant les animaux ont été concoctés par l’Allemagne nazi…

Oui, que voilà une belle Europe ! Elle nous soulève le cœur.

Portemont, le 29 janvier 2006.

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