jeudi 14 décembre 2017

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

 

 

 

 

Nous en appelons à tous les parents et à tous les grands-parents !

Le ministère de l’Education – un des plus vilain mot qu’il soit – annonçait les oreilles basses , en novembre 2004, que 15% des élèves qui entraient au collège étaient en grande difficulté.

Le quotidien « Les Echos » s’entretenait sur ce sujet avec le linguiste Alain Bentolila, auteur de « La Grammaire pour tous. », de « L’Orthographe pour tous ». Ce professeur de linguistique, grand lecteur de « L’Equipe » a plusieurs fers au feu. Directeur de plusieurs collections chez Nathan, conseiller scientifique de l’Observatoire national de la lecture, il est aussi directeur scientifique du projet « 1100 écoles rurales » au Maroc. Sa passion, c’est l’école et il brandit toujours avec sourire l’étendard de la révolte contre l’illettrisme.

Cet homme suscite la sympathie dès ses premiers mots.
Par exemple, quand il nous entretient des SMS, ces petits messages adressés par téléphone portable que les non-initiés doivent déchiffrer dans la douleur !
« 7 tu q tu fé 2 mhein » Pardonnez-moi je ne suis pas doué…

Et Alain Bentolila de nous ouvrir les yeux « Les SMS font partie de la connivence, qui peut se résumer en une règle linguistique simple : plus je vous connais, plus vous savez à l’avance ce que je vais vous dire et moins j’ai à en dire. Le rébus, qui est à la base du SMS, suppose qu’on devine et, si on devine, cela signifie que les mots auxquels on se réfère sont extrêmement fréquents »

Et qu’en pense le linguiste ? « Je pense que c’est une manifestation de la difficulté à envisager la distance. C’est le mal dont nous souffrons aujourd’hui ; cette incapacité à parler au large, à parler comme disait Ricœur, « au plus étranger parmi les étrangers pour lui dire les choses les plus étranges possible »

Alain Bentolila est vraiment quelqu’un dont on aimerait être l’ami. Il nous apprend des choses merveilleuses et d’autres qui le sont moins.
Par exemple, saviez-vous qu’un enfant de six ans « que rien n’est venu perturber dans son apprentissage comprend de 1200 à 1300 mots » ? Et pas par magie : « Il a dans la tête un dictionnaire où chaque mot est composé d’un bruit et d’un sens. Lorsqu’il apprend à lire, on va lui proposer des mots composés de lettres. Il faut qu’il traduise ce qu’il voit en sons de telle sorte qu’il puisse interroger son dictionnaire mental. »

Seigneur que tes œuvres sont belles !
N’êtes-vous pas émerveillés ?
Votre bon ami Léon, oui !

Mais là où le bât blesse c’est que certains enfants arrivent au cours préparatoire avec 200 ou 250 mots au lieu des 1200 précités.
Nous savons que nous ne sommes pas égaux. Mais là l’écart m’attriste. Et le formidable Alain Bentolila m’en remet une couche « Ils ont cinq fois moins de chance de saisir le sens d’un mot. A force, ils vont se décourager et penser que lire, c’est faire du bruit.»

Les limites de l’insupportable sont atteintes. Léon en appelle aux parents et aux grands-parents pour une mobilisation générale. Il n’est plus question de fourbir nos armes traditionnelles, c’est-à-dire les affectueuses fessées des familles. Il va falloir se préparer à distribuer des francs coups de pied au c…
Nous ne pouvons plus rester passifs devant les saltimbanques de la politique qui perturbent l’entendement de nos enfants. Il y a trop de « laissés pour compte » ! 15% !

Tous les jours ils accroissent un peu plus le nombre des victimes. Comment ?
Avec leurs « Oui socialiste », « Oui à l’Europe qui est aussi non à Chirac » « Oui critique »

« Oui républicain » ou « Non souverainiste » qui fait la course avec le petit dernier de « Dupont qui saigne de chagrin ». « Non gaulliste ! » qui n’est donc pas le « Non » de Villiers.

Comment voulez-vous que nos enfants comprennent ? Comment leur apprendre que Oui, c’est Oui et que Non, c’est Non ! Tous les parents et les grands-parents savent combien il est pénible d’entendre de la bouche de nos enfants le fameux « je ne sais pas » parfois en réponse aux questions les plus simples, telles que « As-tu faim ? » ou « Veux-tu une pomme ou une poire ? » « je ne sais pas »…

Nous savons ce que nous voulons. Nous voulons une France libre, fidèle à ses traditions. Une France inventive et créatrice, et à toutes les Françaises et Français, de sang, d’esprit, ou de cœur, nous disons : ne cédez pas au « désamour ». Battons nous simplement pour pouvoir dire avec fierté :
« France, ta liberté est dans ton Non ! »

Et nous diminuerons ces tristes 15% d’enfants qui sont en « grande difficulté ». Faisons le pour eux !

Léon Areva, le mercredi 26 janvier,
en ce jour de la Saint-Polycarpe, a.d. 2005.

Transmettre à un ami
Imprimer

Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.