jeudi 14 décembre 2017

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Mais où sont-ils donc passés ?

A l’aube de la campagne du referendum sur la Constitution européenne, et à la veille du sommet européen consacré à la question turque, Philippe de Villiers organisait mercredi 15 décembre une réunion publique à l’espace Kino, à Paris. 600 à 800 personnes étaient au rendez-vous ; parmi eux on pouvait remarquer l’écrivain Jean Raspail ou le Docteur Xavier Dor.

Plusieurs orateurs se sont succédés à la tribune avant l’arrivée du Président du Conseil général de Vendée : Alexandre Varaut, Porte-parole du Mouvement Pour la France, Henry de Lesquen, venu sous sa casquette de Président de l’association Voix des Français – Renaissance 95, Jean-Paul Bled, Président du Rassemblement pour l’Indépendance et la Souveraineté de la France, le jeune et brillant sénateur MPF Bruno Retailleau, fraîchement élu, Jean-Pierre Le Poulain, secrétaire général de Debout la République, son Président, Nicolas Dupont-Aignan, pourtant attendu, ayant été étrangement retenu par un arbre de Noël dans sa commune d’Yerres, Paul-Marie Coûteaux enfin, député européen réélu au printemps. On était cependant loin du grand et large rassemblement souverainiste initialement annoncé…

Philippe de Villiers s’est longuement attardé, dans son propos, sur la question phare de cette réunion publique : la question de la Turquie. Outre les traditionnels arguments géographique et démographique, il a longuement insisté sur le génocide arménien, demandant la démission du Ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, qui, courbant l’échine, ne parle plus que de - tragédie - arménienne, facilitant ainsi la politique de l’Elysée. Il a appelé à la méfiance face à un pays où trois terrorismes subsistent : terrorisme d’extrême gauche, terrorisme kurde, terrorisme islamiste. Il a présenté, sans probablement duper quiconque sur l’excellente manœuvre politicienne que représente pour lui l’amalgame des deux questions, et dont nous ne saurions que nous réjouir, que le referendum restait l’indispensable joker pour éviter l’adhésion de la Turquie en retardant les processus européens. Ne perdons pas de vue toutefois que l’adversaire : c’est la « Constitution »…

Si la manifestation ne peut être qualifiée que de succès, notamment au vu d’une telle affluence lors d’une période peu propice, on peut cependant regretter que le rassemblement souverainiste n’ait pas été ce qu’il aurait pu être, ou ce qu’il devrait être pour assurer de la victoire du « non » au referendum annoncé sur la question de la Constitution.
En douteriez-vous ?
Pour cela il suffit de se rappeler l’excellent numéro 16- de « L’Indépendance », du mois
de septembre 2004.
Le « Chef de rang », à savoir Paul-Marie Couteaux, nous avait présenté un menu appétissant : « Ce que pourrait être un Rassemblement du Non »
De Jean-Claude Martinez du FN à Bernard Cassen d’Attac, en passant par Pierre Pujo de l’Action Française, sans oublier le Général Gallois, Charles Pasqua, Marie-France Garaud ou Jean-Pierre Chevènement et Henri Emmanuelli… La liste est longue et nous en oublions !
Mais voila que le « Chef de cuisine », Philippe de Villiers a recentré le menu autour d’une cuisine plus politicienne…
Malgré cette déception, le combat continue, avec tous les partisans du « Non » et nous ne ferons pas faux bond !

François Sorel, le vendredi 17 décembre,
en ce jour des Quatre-Temps, a.d. 2004.

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