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Nature ? Royale !

Il écrit comme nos anciens maniaient la bêche. Il sait de toujours, qu’un binage vaut, au moins deux arrosages… Et par souci de l’eau, pour nous rafraîchir, il n’a pas son pareil pour dénicher les meilleures bouteilles de « Savenière ». C’est notre ami Bernard Lhôte !

Arrosage des vignes dans le Valais, en Suisse
© Roger VANDERHOEVEN - mars 1996

 

Cette rubrique, elle nous tournait dans la tête depuis les premiers jours de notre site. Nous y faisions parfois allusions. Et le temps a passé…

La Guyane, vu du ciel (source IGN)

 

Comme un fruit rétif au soleil, elle a mûri en cachette dans le cœur et l’esprit de notre ami.

Mirabelliers en fleurs dans la campagne vosgienne

 

Alors que les arbres de nos campagnes se sont parés de mille fleurs, Bernard Lhôte la serre contre son cœur avec précaution, tel un bouquet de lys sans nombre…

Bouquet de lys

Merci Bernard, nous t’embrassons tous très fort !

Portemont et toute la troupe des Manants, le 16 avril 2006


Pourquoi une rubrique consacrée à l'Ecologie
chez les Manants du Roi ?

 

Parce que le développement durable est dans la nature profonde de la royauté, et qu'il n'existe pas de régime plus naturel qu'elle lorsqu'elle place la naissance à l'origine du pouvoir.

Parce que les correspondances entre écologie et royauté dynastique sont une source (peu utilisée) de raisons en faveur de celle-ci. Source propre à rafraîchir ses justifications traditionnelles.

Parce que l'écologie, trop souvent dévoyée par l'agitation gauchiste et les récupérations commerciales, a besoin d'un enracinement politique sain dans un humus historique compatible qui en favorise l'épanouissement

 

Enfin parce que les premiers à se soucier des ravages commis par l'industrialisation forcenée furent souvent des nôtres ou des proches, tel le grand Jacques (Perret) et qu'il serait sot de ne pas faire connaître et fructifier cet héritage.

L'industrie occupe un rôle majeur dans l'émission de dioxyde de carbone.

Deux Critères de Sauvegarde :

Il est trop facile d'affirmer que le meilleur des régimes politiques à maints égards et principalement à celui de la sauvegarde des conditions de survie de l'espèce humaine, c'est la royauté. Encore faut-il le démontrer à partir de critères solides, fondés.
Proposons-en deux, essentiels et qui permettent, sinon des mesures précises, au moins des évaluations appréciables.
Premier critère: la longueur de pensée.
Second critère: le sentiment d'appartenance.

La longueur de pensée :

Michel Serre l'explique avec clarté. Lors d'une conférence internationale sur les dérèglements atmosphériques (en Mars 1989 à Paris), après avoir dénoncé la tendance technocratique aux décisions "de courte vue formulées par des hommes du court terme", il annonçait :
"Il existe une pollution matérielle, certes, technique et industrielle, qui met en danger le temps au sens climatique de la pluie et du vent; mais il en existe une deuxième, invisible, qui met en danger le temps qui passe et coule, pollution culturelle que nous avons fait subir aux pensées longues, ces gardiennes de la terre, des hommes et des choses elles-mêmes". Sans lutter contre la seconde, nous échouerons dans le combat contre la première!".

Pour Michel Serre la pollution matérielle provient d'une perversion culturelle préalable.

L'absence de sens du long terme est, constat incontestable, surproducteur d'aberrations de toutes sortes, politiques comme écologiques.

Près de la décharge d'Etressen dans les Bouches du Rhône

Le sentiment d'appartenance :

Le sentiment d'appartenance à l'environnement détermine des attitudes respectueuses des éléments (terre, eau, air) et des autres espèces, ainsi que des pratiques économes des ressources naturelles.

Parc naturel du Queyras

A l'opposé le sentiment d'être au-dessus, à part, sans attache, absolument libre, tend à faire de l'Homme un maître totalitaire de la planète, un propriétaire abusif, inconséquent, dispendieux.
Appliquons ces deux critères-repères, longueur de pensée, sentiment d'appartenance, à quelques systèmes idéologiques, religieux, politiques, afin d'évaluer leur compatibilité avec la préservation, non pas de la planète qui n'est pas en péril, mais des équilibres compliqués et fragiles qui permirent l'apparition et permettent la perpétuation des mammifères que, dotés d'âmes ou pas, de toutes façons nous sommes.

L'Animisme intégré :

Les civilisations animistes cultivent en général des traditions garantes de stabilité dans le temps et un fort sentiment d'appartenance. Ainsi ces paroles d'un chef indien : " Le lakota était empli d'amour pour la nature ... S'asseoir ou s'allonger à même le sol lui permettait de contempler avec une plus grande clarté les mystères de la vie, et de se sentir plus proche de toutes les forces vivantes qui l'entouraient".

Il ne s'agit pas de tomber dans le mythe du bon sauvage. Simplement, l'animiste ne s'abstrayant pas de la biosphère la ménage. Intégré à l'immense ensemble qui le nourrit et le constitue, il prend soin de n'en pas déranger l'ordonnance et entretient avec lui des relations attentives, subtiles. Ne séparant guère création et créateur, matière et esprit, l'animiste sacralise les oeuvres de la divinité, et vit dans le respect des esprits des arbres, des fontaines, des rochers, des monts, des vents.

Sa finalité n'est pas le progrès mais l'harmonie. On comprend qu'il soit en voie de disparition.

La Chrétienté réfrénée :

La chrétienté qui ne manque pas, Dieu sait, de pensée longue, affirme par ailleurs à la suite de la Bible une distinction radicale entre l'Homme et le reste de la création, entre l'Homme avec un grand H et l'animal de même qu'entre l'âme et la chair, l'esprit et la matière.

Distinction radicale, imbue d'une extrême supériorité, qui fait de l'homme une créature à l'image du Créateur! Excusez du peu !...
Une telle distinction ne pouvait qu'induire une domination illimitée, démesurée, sur toutes choses, une réduction en esclavage des autres espèces, ou leur systématique anéantissement.

Toutefois des reliquats d'animisme dans les monothéismes, très visibles dans le catholicisme, modérèrent longtemps les abus humains. Et la soumission à un Dieu créateur de l'Univers freinait l'ambition prométhéenne de transformer Sa Création à notre gré.

La Guyane Française

La Révolution effrénée :

La Révolution jette cette ultime limitation "obscurantiste" par-dessus les étoiles. Vive Prométhée! Un certain respect pour un ordre divin va disparaître au nom du dieu Progrès et, sans rire, dans le dessein d'une régénération de l'Humanité elle-même.

André Fontaine définissait un jour, dans les colonnes du Monde, la Révolution française comme issue d'une logique de rupture, de la Raison sur l’expérience, du Progrès sur l'ordre existant, du Bonheur terrestre sur le Para¬dis. L'équation Raison-Progrès-Bonheur faisait naître la société parfaite sur la table rase de l'Ancien régime.

Hélas, la rigueur scientifique qui eut dû remplacer les sagesses, expériences, limitations ci-devantes n'a eu, en dépit du culte rendue à la Science et à la Raison, ni le pouvoir ni le droit de s'appliquer à la régulation des délires industrialistes. Chercheurs, savants, ingénieurs ont cédé à la techno-frénésie sans s'occuper le moins du monde, comme des nigauds jouant avec des allumettes, des conséquences à moyen et long termes.

Révolution et Ecologie seraient-elles incompatibles ?

On nous le serine assez, que le Monde actuel et ses progrès sont enfants de la révolution française ! Soit, mais alors il faut admettre que les pollutions gigantesques, la croissance des probabilités de catastrophes, l'atteinte à l'espérance de vie de la biosphère, sont aussi des descendants de cette révolution.

Avec elle on quitte pensée longue et sentiment d'appartenance au profit d'une logique de rupture, coûte que coûte, vis-à-vis du Temps et de la Nature.

Certaines conséquences, la mode écervelée de la Modernité, l'obsession du changement pour le changement, le « bougisme » sont carrément contraires au développement durable.


Capitalisme et communisme, mêmes dégâts !

Ce n'est pas que tous les capitalistes soient à courte vue et que toutes leurs réalisations soient à courte vie, mais l'inclination avérée du systè¬me est : le plus de profits possibles le plus vite possible.
Le capitalisme n'a cure des traditions des porteurs de cultures longues. La société de consommation qu'il promeut les détruit plus sûrement qu'une révolution culturelle à la Mao.
Quant au sentiment d'appartenance, la frénésie de l'appropriation le remplace totalement.
En principe a-écologiste, mais anti en pratique, le capitalisme ne s'occupe de l'avenir qu'à la Bourse.
Le communisme lui ne manque pas de longueur de pensée, mais si univoque, si rigide qu'il ne supporte pas la complexité de ce qui vit. Et son révolutionnarisme l'entraîne à tout bouleverser knout que knout.

Son productivisme mégalomaniaque a produit des records de pollution, de la Caspienne à Tchernobyl.

Site de Tchernobyl
après l'explosion

 

Ailleurs, en Chine, au Vietnam, au Cambodge surtout, la politique de la "dés appartenance", de l'arrachage des racines culturelles jusque dans les têtes a conduit aux pires massacres et à la destruction de patrimoines précieux.

Nappe de benzène s'acoulant dans la ville chinoise de Harbin, privant plus de 4 millions d'habitants d'eau potable.


La Démocratie polluée :

En théorie rien n'empêche les dirigeants d'une démocratie d'entretenir des pensées longues et un vif sentiment d'appartenance à la biosphère. Hélas, leur soumission aux jeux électoraux réduit leur vision aux prochaines élections. De plus la précarité de leur position les rend, pour être élus et réélus, hyper-dépendants d'oligarchies financières, donc de capitalistes, donc ... relire le passage ci-dessus.
Ce n'est pas un hasard si les quelques rares démocraties tout de même un peu écologistes sont (Suisse exceptée) des démocraties couronnées.


Un Régime bio :

C’est que la monarchie dynastique est championne en développement durable. Son mode de transmission du Pouvoir lui assure une maîtrise relative du temps
qui coule. En tout cas aucun régime n'a au cours de notre histoire prouvé un tel sens du long terme! Seule une patience, une persévérance, un soin d'alchimiste pouvait parvenir à réaliser ce grand œuvre: La France.

Quant au sentiment d'appartenance, la royauté en est l'expression politique par essence.

Régime analogique plutôt qu'idéologique, biologique plus que seulement logique, il reproduit au sommet de l'Etat les grands moments communs de l'existence, de la naissance à la mort, dépassée aussitôt par le cri magi¬que: le roi est mort, vive le roi!

Enraciné par sa lignée dans le passé et promis par elle au futur, évoluant donc sans table rase d'avenir en avenir, le Souverain épouse et le Temps et le Territoire.

Aucun régime ne s'inspire autant de faits de nature. Sa légitimité il ne la tient pas de l'isoloir, mais de l'alcôve. Quel régime plus incarné, plus sexué que le royal? Il n'en est pas de plus habile dans l'art d'entrelacer le spirituel et le charnel. D'où son charme, d'où sa poésie. La royauté est une artiste.

Existe-t'il plus beau logo écolo que les armoiries de la Maison de France ? Fleurs de lys sur champ d'azur!

Les Armes de la Maison de France

 

A moins qu'on lui préfère l'image si populaire du dauphin... Mot qui désigne à la fois le successeur par filiation du souverain français et un mammifère marin sympathique, perçu comme un intermédiaire entre l'animal et l'homme.

Le Prince Jean Duc de Vendôme, et... un petit cétacé de la famille des delphinidés.

 

Pour autant l'écologie, sagesse autant que science, n'est pas liée à un régime politique. Mais la royauté, elle a une si intime et manifeste vocation à la cultiver qu'il est dans la nature des choses que les manants donnent un coup de main à l'une comme à l'autre.

Bernard Lhôte, le 16 avril 2006

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La Terre Bleue
de Klein

Pourquoi une rubrique consacrée à l'Ecologie chez les Manants du Roi ? Parce que le développement durable est dans la nature profonde de la royauté, et qu'il n'existe pas de régime plus naturel qu'elle lorsqu'elle place la naissance à l'origine du pouvoir.

 

 

 
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