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« ARCELOR : Le ridicule ne tue plus »

Nous aimons les esprits libres, aussi nous ne résistons pas au plaisir de vous faire profiter de la « lettre » de Michel de Poncins, en date du 13 février 2006.

« Une nouvelle fois, les hommes au pouvoir se couvrent de ridicule et c'est à propos de l'affaire Arcelor.
Un indien richissime, du nom de Mittal, lance une OPA sur cette société. Fort bien.
Tout aussitôt apparaît le désordre habituel de l'action publique. Le pouvoir, sans tarder, ni réfléchir, se dresse comme un coq gaulois sur ses ergots contre l'offensive « ennemie ».


Il provoque un incident diplomatique, le gouvernement indien faisant remarquer alors que quand Lafarge a acheté l'essentiel des cimenteries indiennes il lui a fait bon accueil.

S'apercevant mais un peu tard de l'erreur, le gouvernement renonce à jouer les vierges effarouchées, mais cherche « rapido » des arguments. Empêtrés dans leur idéologie énarcho-dirigiste, ces gens ne peuvent imaginer que des industriels s'entendent entre eux ou se disputent sans qu'ils interviennent.
Le patriotisme économique est mis en avant, ce qui est étrange pour des gens qui sacrifient volontiers la nation au profit de l'immigration sauvage ou de la tutelle de l'Europe. Cet argument est en fait un leurre. Arcelor est une firme luxembourgeoise agressée par une autre qui est anglaise. Au surplus le propriétaire de Mittal réside à Londres depuis trente ans. Il y a des usines en France mais aussi dans bien d'autres pays. Ajoutons que si le siège est au Luxembourg, c'est que ces pleureurs officiels chassent tous les jours les sièges sociaux hors de France par leurs impôts et réglementations.

Un autre argument mis en avant à la hâte est que le projet ne reposerait sur aucune stratégie industrielle. Ces arguments ne tiennent pas ; les analystes financiers ont montré que le projet était cohérent et porteur d'avenir. En outre, il est étonnant que des personnes dont la plupart ne vivent que de l'argent public et n'ont aucune connaissance des entreprises se permettent de juger de stratégies industrielles où elles sont parfaitement incompétentes.
C'est alors qu'un autre argument a été évoqué.

La procédure choisie « ne serait pas convenable et ne rentrerait pas dans les bons usages ». Comment des gens, qui font des hold-up étatiques quand cela leur plaît et qui votent des dispositions rétroactives également selon leur bon plaisir, pourraient-ils s'arroger le droit de critiquer les autres au nom d'une morale qu'ils n'ont plus ?
La presse associée dans le déclin national se plaint que 200 milliards de francs ont été accordés naguère par l'Etat pour sauver Usinor, aujourd'hui disparue dans Arcelor. L'erreur était justement de voler les 200 milliards aux moujiks-contribuables pour prétendre s'occuper d'industrie en faussant le jeu du marché. Quand les subventions publiques sont dilapidées, ce n'est pas dû à la malchance, mais cela vient précisément de leur nature de subventions publiques.

Rappelons en conclusion un fait connu dans le monde entier. Les Japonais sont des patriotes et aussi des racistes célèbres dans le monde entier et respectés comme tels. Quand Renault est venu racheter Nissan, ils ont laissé faire. Ce fut une chance, car si le sauveur n'était pas venu, Nissan n'existerait plus aujourd'hui. Le plus fort est que Renault aussi aurait peut-être de graves problèmes, bien plus dangereux que sa situation actuelle que l'on décrit comme devant être simplement améliorée. »

Michel de Poncins

Voilà, tout est dit ! Vous pouvez vous inscrire à la lettre de Michel de Poncins en prenant « langue » avec : micheldeponcins@easyconnect.fr

Et retrouver ses réflexions dans « TOCQUEVILLE MAGAZINE », mis à jour tous les mardis.
Adresse : http://www.libeco.net/

Portemont, le 15 février 2006.

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