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Souvenons nous !

Et si nous avions un trou de mémoire… le général Pierre-Marie Gallois serait encore là pour le combler !
Kosovo… Une honte pour l’Europe ?

Le général Pierre-Marie Gallois et la carte du Kosovo -Kosovo voulant dire "merle")

A l’occasion de la rencontre qui s’est tenue à la Sorbonne le 28 mars 2007 et qui faisait mémoire pour le Kosovo, le général Pierre Marie Gallois n’a pas manqué d’adresser un message au titre éloquent : « Le Kosovo, une question de civilisation »

Comme toujours, il ne faut pas au général Gallois des pages et des pages pour dire l’essentiel et plus encore !

Merci mon général.

Portemont, le 28 avril 2007

« Le Kosovo, une question de civilisation » 

Détruire la Yougoslavie a été une opération conjointe germano - américaine, probablement très discrètement envisagée avant même la disparition du Président Tito.
Evident était l’intérêt de l’Allemagne cherchant à effacer les traces des traités sanctionnant ses défaites militaires, saisissant l’occasion de punir la Serbie de son héroïque résistance à l’invasion par la Wehrmacht. Le dessein de Washington était moins explicite, sinon que la dislocation de l’Union soviétique ôtait à la Yougoslavie son rôle de « neutre utile » dans l’affrontement est-ouest et aussi que l’OTAN pourrait s’installer à proximité de la Méditerranée orientale… et des énergies fossiles du Moyen-Orient.
La super puissance mondiale et la puissance européenne allemande se seraient ainsi associées pour recourir à tous les procédés de coercition dont elles disposaient :

-coercition financière : dès la fin  de novembre 1990 le Congrès des Etats-Unis adoptant une loi relative aux aides financières à l’étranger, loi qui spécifiait que Washington allait mettre un terme à ses relations commerciales avec la Yougoslavie, refuserait tout crédit et entendait que leurs élections, contrôlées par les Etats-Unis, fussent organisées dans chaque république formant la fédération yougoslave.

-Lancement d’une campagne de désinformation calomnieuse à l’encontre des Serbes afin de justifier les agissements futurs des deux associées.

-Blocus économique destiné à affaiblir la résistance de la population serbe, voire à l’opposer à ses dirigeants.

-campagne de MM. Kohl et Genscher pour amener leurs partenaires en Europe à souscrire au démantèlement de la Yougoslavie, en utilisant les clauses du récent traité de Maëstricht.

-Armer, par l’Allemagne, la fédération croato-musulmane mise sur pied par Washington pour combattre les Serbes.

-A Rambouillet, tendre un traquenard diplomatique aux exigences exorbitantes afin de reporter sur Belgrade la responsabilité du recours à la force.

-Bombarder la Serbie pour plonger ce pays dans état de délabrement profond en vue de lui imposer une dernière épreuve : faire admettre l’agression par ses victimes et les contraindre à s’en remettre à des dirigeants « complaisants », cela en achetant les consciences d’une population plongée dans la misère.

-En s’opposant à l’indépendance du Kosovo et à l’accentuation de l’émiettement des Balkans, si chère à Berlin, Belgrade s’est dressée pour dire non. 

Tout en se disant les parangons de la vertu, les grandes démocraties occidentales ont prouvé en  Yougoslavie, qu’en matière de mauvaise foi, de machiavélisme, de cynisme et de brutalité, elles n’avaient pas de leçon à recevoir des autocraties, mais qu’elles étaient en mesure de leur en donner.

Pierre Gallois, Paris, 28 mars 2007

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