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Tout est dit… Et fort bien dit !

Le triste jeu des élections législatives est mal en point sous le scalpel de Michel de Poncins.
Au soir du 6 mai 2007, nous entrerons dans un nouveau temps des Dupes…

Ce temps dure depuis bien longtemps.
Jusqu’à quand les Français accepteront-ils la confiscation de toute véritable représentation ?

Portemont, le 13 avril 2007

Législatives : L’étranglement silencieux

Nous avons déjà montré comment et pourquoi la prétendue élection présidentielle française n’est qu’une véritable mascarade, tout étant organisée pour faire gagner les candidats que l’on peut qualifier de candidats « officiels »,  à savoir les représentants  des deux grands partis : l’UMP et le parti socialiste.

ette « bande des deux » est la réplique actuelle  de ce qu’était  naguère la bande des quatre. La bande des deux dispose librement d’immenses moyens financiers et médiatiques arrachés par la force fiscale à l’ensemble de la population. Mais une forme particulière de tromperie doit être mise en lumière car les journaux et les médias sont muets autour de ce qui est un vrai scandale. Le premier tour des élections législatives est prévu pour le 10 juin, ceci au nom du très discutable quinquennat qui veut que le Président de la république dispose d’une assemblée à sa dévotion.

Ce calcul est, de toute façon, très hasardeux, car rien n’assure que les électeurs seront cohérents dans leur choix et ils pourraient fort bien rectifier ce choix en envoyant à l’assemblée une majorité hostile au nouveau président élu. Passons cependant sur ce point et admettons une cohérence éventuelle. Encore faut-il que le Président nouvellement élu puisse présenter à la députation des personnes présumées favorables à sa politique future.

Or, les futurs députés éventuels  doivent se déclarer pour le 27 mai : c’est évidemment une prime manifeste pour la « bande des deux » au détriment des moyens et petits candidats à l’élection présidentielle. En effet, le deuxième tour de cette élection présidentielle est le 6 mai : c’est à cette date que sera connu le nom du futur Président de la république.

J’ignore quand aura lieu la passation des pouvoirs mais il est probable qu’il y aura encore quelques jours de battement avant cette passation des pouvoirs. Il en résulte qu’en fait le nouveau  Président n’aura aucune possibilité ni aucun temps disponible, avant le 27 mai,  pour peser sur le choix dans toutes les circonscriptions de députés éventuels prêts à porter ses couleurs. Il faut, dans un  délai ridicule, sélectionner des personnes désireuses de se présenter, ayant les qualités voulues, avec, le cas échéant, des moyens financiers. En outre, il est nécessaire de mener des  négociations, quelle que soit la sévérité de jugement qu’appellent ces pratiques parfois détestables. Une circonstance  s’ajoute ;  pour un parti, s’il renonce à présenter un candidat dans une circonscription, il perd une partie de sa richesse puisque le financement public est calculé sur le nombre de voix obtenues au premier tour.

Ce mécanisme, parmi tant d’autres, d’enrichissement personnel des politiques est littéralement odieux. Seuls les « grands » partis à la disposition des « grands » candidats de la bande des deux sont capables en temps utile de proposer une liste couvrant toutes les circonscriptions. Ils ne manquent pas, au demeurant, depuis des mois de plancher sur le problème. Si nous n’en entendons pas beaucoup parler, c’est tout simplement que la presse et les médias sont absorbés uniquement par l’élection majeure, celle de la Présidence de la république.

A contrario, un nouveau candidat à l’élection présidentielle ou un  « petit » candidat n'a aucune chance, s’il est élu au poste suprême, d’arriver à   promouvoir une liste de futurs députés, ceci  pour disposer dans  l’assemblée d’une majorité pouvant l’aider dans la réalisation de son programme.

Déjà épuisé par la lutte qu’il aura dû mener pour franchir tous les barrages organisés contre lui, il se trouvera devant une assemblée hétéroclite et plutôt hostile. Une nouvelle cohabitation est inévitable. C’est tellement vrai que l’un des arguments qu’agitent sans cesse les « grands » candidats à l'élection présidentielle est d’accuser leurs concurrents de n’avoir aucune chance de pouvoir gouverner puisqu’ils se trouveront devant des assemblées qui leur seront a priori hostiles.

Le chiffon rouge de cette  nouvelle cohabitation est donc agité avec tous les inconvénients d’un immobilisme politique.

Nous sommes  bien devant un étranglement silencieux de toute forme d’opposition.

Michel de Poncins
micheldeponcins@easyconnect.fr

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